dimanche 16 décembre 2012

étrange mélange d'un ton résolument szymanowsien et d'un adieu symphonique brahmsien

Une fois n'est pas coutume, je vous propose quelques mots sur la prestation du jour Salle Pleyel.

Valery Gergiev, encensé par la presse, tsar de la musique russe, dirige pour l'occasion l'excellent LSO, qui comme à l’accoutumée, s'exécute avec une dextérité remarquable, accompagnant les solistes du jour sans accrocs. Je dois dire qu'à l'accoutumé je suis plutôt fan de Karol Szymanowsky, notamment des quelques sonates pour piano, notamment la 2, produites au début du siècle dernier, dont je trouve qu'elles ne déméritent pas face aux productions russes du même genre.

Gergiev à la tête du LSO, de la musique de l'est, on s'attendait dit-on à une réalisation d'exception. A mon sens, mais quelque chose j'ai l'impression n'a pas parfaitement fonctionné.

L'ouverture sur la symphonie numéro 4 concertante, à l'origine dessinée comme un concerto se présente difficile à aborder, complexe, réservée à l'oreille affûtée  est exécutée ici par Denis Matsuev avec un élan de virtuosité impressionnant. Ce dernier nous offre une interprétation habitée, tantôt rentrant dans le piano, tantôt aérienne, tonique comme l'on pouvait s'y attendre. Cependant un certain regret vient ternir l'ensemble notamment part l'orchestration choisie par Gergiev qui manquait par moment d'une certaine subtilité ainsi que d'aération sur le jeu du piano pratiquement inaudible à certains moments de grande virtuosité où l'on aurait souhaiter mieux entendre la participation de ce dernier. Entre temps mon voisin à décroché et s'est presque endormi sur la symphonie concertante... Fort heureusement, sur le bis, nous profitons du talent  de Matsuev en solo et l'ensemble finit donc sur une note russe fort agréable.

Vient ensuite le concerto pour violon numéro 2, né dans la foulée de la concertante, ce dernier nous est aujourd'hui exécuté par l'excellent Leonidas Kavakos. Si ce dernier, grec de son état, ne réussit pas à donner une couleur d'exception à l'ensemble, l'écoute procure plaisir et sensation de propre. Le soliste exécute le premier thème avec rectitude, là encore la coloration donnée par Gergiev à l'ensemble reste plutôt terne et sans inventivité, mais qu'importe, la partition est respectée, le chef est un maître  la critique n'a donc pas réellement sa place. Plus abordable que la concertante, ce dernier permet de plonger plus facilement dans l'environnement musical relativement complexe de Szymanowsky mêlant lyrisme et accents folkloriques. Au terme de ce concerto aux accents pastels, Kavakos nous livre en solo un sympathique extrait de caprices de Niccolo Paganini qui met un terme à sa prestation avec grande fraîcheur et sympathie. Laissant s'exprimer sa virtuosité avec plus d'impétuosité, le style très aérien de l’interprète masque avec brio l'extrême difficulté d'exécution. Un interprète qui manifestement cadre mieux aux plaisirs italiens qu'avec une musique agressive et tonique de l'Est.

Vient enfin le tours de Johannes Brahms, nous changeons résolument de registre, passant d'une musique complexe et cérébrale, nécessitant un effort d'analyse et de compréhension à quelque chose disons de plus abordable. Mon voisin à troqué sa place avec sa chérie, elle ne dort pas, voilà donc un bon présage pour le second mouvement ... Gergiev semble finalement plus inspiré et joue enfin avec grande subtilité sur les palettes de couleurs tonales comme personne ne sait mieux le faire que le LSO lorsqu'on leur en donne l'occasion. Si l'élan romantique et enlevé de certains passages n'est pas totalement au rendez-vous, cette symphonie à la portée monumentale aurait gagné à plus de mise en valeur, notamment sur la passacaille qui en elle même constitue une exception si je ne m'abuse dans la construction symphonique traditionnelle.

Bref vous l'avez sans aucun doute compris, je suis resté un peu sur ma faim musicale, est-ce l'incompréhension d'un chef habitué aux orchestres russes et d'un orchestre so british ? Je dois dire que l'excellence technique du LSO, la prestation de Matsuev proprement et littéralement hallucinante de virtuosité et enfin le sympathique petit caprice aérien de Kavakos ont su contenir mon impatience et ont laissé au final un sentiment agréable d'une après midi réussie !



vendredi 23 novembre 2012

!banc d'essai - câbles secteurs Wireworld Stratus et Aurora

Nous savons tous par expérience combien il est polémique de parler de câbles secteurs comme d’éléments à part entière d’une installation audiophile. Il n’en reste pas moins qu’une installation bien soignée à l’aide filtrage ou d’alimentation de qualité apporte une assise supplémentaire aux systèmes dont la résolution en est capable.

Avant-propos

Cela fait plusieurs années que j’hésite à publier des tests relatifs aux accessoires secteurs en bonne et due forme dans la mesure où mon expérience personnelle m’avait en premier lieu guidée au fait que l’effet apporté pouvait être assez différent en fonction des systèmes et notamment selon la qualité du courant.

L'état de l'art

On peut également observer sur le marché des variations de prix conséquentes et la prolifération de constructions plus ou moins originales pouvant atteindre des prix exorbitants, sans pour autant apporter un indéniable plus ou disons si subtil que l’achat n’en vaut pas forcément la peine. 
Toujours à la recherche de modèles pouvant satisfaire à une alimentation protégée des interférences et laissant mes différentes amplifications de test fonctionner sans encombre, j’ai fini par me décider à tester quelques une des câbleries de chez Wireworld, sans aller naturellement chercher dans le plus haut de la gamme.


Au dessus Stratus en bleu, en dessous Aurora en Violet

S’il est élément qui bénéficie clairement d’un câble d’alimentation bien construit, c’est selon mon avis le préamplificateur. Laissant les appels de courants instantanés passer sans encombre vers l'amplficateur, bien isolé des interférences, ce dernier peut facilement transformer une expérience d'écoute en cauchemar. De même, à force de tests, je souligne à nouveau l’importance de la source, hier encore j’écoutais à la rédaction un excellent ensemble High End à plus de 60K€ l’ensemble et l’on pouvait constater comment d’une source numérique à l’autre, on pouvait passer de l’absolue excellence d’une transparence sans compromis, à la dureté d’une reproduction digitale sans grand intérêt musical. De ce fait, j’adhère toujours à titre personnel à l’école qui dit qu’une source sans compromis est avant tout une nécessité et trop souvent source de tracas et frustrations. De ce fait j’attache également un soin tout particulier à chercher le câble d’alimentation qui convient à toute source numérique, transport, convertisseur ou lecteur CD intégré.

Wireworld, la solution ?

Wireworld propose bien naturellement une gamme de de câbles étendue toujours sur le concept du câble ruban. Au  premier abord, on retrouve visuellement la finition Wireworld, signature visuelle qui au premier coup d'oeil permet d'identifier les produits de la marque.


prises serties et moulées, une finition rigoureuse sans bavures

D'une par on pourra facilement identifier la gamme du fait des couleurs différentes sur les gaines  selon les modèles, toujours avec cette approche originale de transport à plat à la manière de ce que fait l’américain Nordost. La géométrie et les produits divergent cependant bien naturellement entre les deux marques.

La construction est pour le moins cossue, l’ensemble est parfaitement serti dénotant d’une construction usinée et non d’un assemblage manuel. Le constructeur n’a pas hésité à imprimer ses câbles avec un slogan « noise filtering array ». Quoi de plus vrai au fond ? On notera que le sens d’utilisation est noté à l’aide d’une flèche, cependant, vu le format des prises il semble difficile de s'y tromper…


des prises moulées, plastique solide pratiquement impossible à dégrader

Les prises IEC et Shuko sont toutes deux serties et moulées, il n’a par conséquent pas été possible de démonter pour voir la qualité des soudures. Peu importe, la prise Shuko est bien réversible et a donc été possible de vérifier si le changement de sens de phase sur les appareils parfaitement connus allaient ou non réagir comme attendu.



Le « noise filtering array » n’est pas un « phase insensitive array », comme on aurait pu s’y attendre, l’inversion du sens du câble s’observe avec un tassement dynamique, un voile présent masquant les micro-informations avec évidence. On retrouve également hors phase une sensation de dureté sur le haut medium.

Les câbles pèsent également un poids conséquent et du fait de sa nature démontre une flexibilité assez réduite, il reste cependant possible de le lover dans un sens en cas de besoin. Notons qu’il est fortement déconseillé de créer des boucles à l’aide de câbles secteurs du fait que cela crée un effet de champ nocif en règle générale aux électroniques audio.




Mais revenons à l'objet du test, le Stratus et l’Aurora, les deux modèles d’entrée de gamme. Le Stratus est constitué de conducteurs en cuivre désoxygénés et de contacts sertis plaqués argent. L’Aurora est quant à lui équipé de conducteurs plaqué argent et également terminé par des contacts sertis plaqués argent sur les connecteurs. 



Tous deux sont isolés à l’aide de la gaine Wireworld Composiflex et conçus (je cite) pour maximiser "l’absorption des phénomènes inductifs et capacitifs et atténuer la résonnance électrique". Si sur ce dernier point aucun élément technique fourni ne permet d’amener de l’eau au moulin du marketing, reste que la sanction d’écoute me semble être la meilleure façon de trancher !

Stratus « at work »

Afin de bien capter les différences avec un câble d’entrée de gamme traditionnel, une configuration audio-vidéo est montée dans un premier temps constituée d’un amplificateur intégré haut de gamme Teac, d’un lecteur de CD Arcam et d’une paire d’enceinte Eclipse. A câble entrée de gamme configuration entrée de gamme… Le Stratus est monté sur le lecteur CD, le câble de l’amplificateur étant soudé et déjà changé pour un câble optimisé. 
Dans ce mode d’utilisation, à l’oreille on observe notamment sur des morceaux où l’articulation musicale des instruments revêt une importance toute particulière une très légère différence, mais sans pour autant être très flagrante. La scène sonore ne fluctue pas, la stabilité de la phase semble pour le moins identique, la mise en place des instruments cependant sans grande précision. Ce qui semble par contre évident, c’est la disparition sur la sensation de dureté numérique dans le haut medium ou tout du moins sa conséquente atténuation. Le bas du spectre est également fortement dégraissé par rapport au cordon d’origine, laissant apparaître une musique agréable, sans sensation de lourdeur dans le bas du spectre. A force d’essais, on peut également observer une subtile différence dans les timbres, dégraissage du grave oblige, la restitution globale est au final plus posée et plus naturelle. Nous dirons que l’influence joue essentiellement sur le medium et sa perception.



Vient ensuite le tour du Stratus à passer sur le système haut de gamme. La différence avec le câble d’alimentation d’origine du lecteur se fait entendre immédiatement sans ambiguïté. L’absence de dureté numérique se fait plus évidente et l’articulation des instruments plus juste, le medium charnel sur les performances de jazz vocale, les voix claires et justes sur les performances classiques d’opéra. L’extrême haut du spectre s’articule avec grand soin, les micro-informations sont abondantes et l’ensemble joue avec une remarquable neutralité. Reste qu’on observe une sensation de faiblesse sur le bas du spectre où l’extrême bas est fortement dégraissé, trop dégraissé pour laisser le réels instruments comme la contrebasse ou les timbales d’orchestre affirmer une réelle dynamique et encore moins sans traine ou délai.

En parallèle de ces tests, le câble fait divers passages sur divers autres équipements, notamment chez plusieurs amis et chez ce dernier est branche inopinément. A chaque tentative, même résultat, voilà qui est étonnant, aurait-on trouvé un modèle dont le fonctionnement serait plus ou moins uniforme ?

Reste à voir ce que l’Aurora apporte en plus, en moins et comment lui se comporte en situation

Aurora « at work »


Sans grande conviction je dois l’avouer, ce câble est branché, ayant déjà fait l’expérience de nombreux câbles plaqués à l’argent qui tous avaient provoqués des brillances excessives dans le haut medium, voir exacerbé et la sensation de dureté numérique. 
Sur le système Audio-Vidéo témoin, la nuance avec le Stratus est subtile, très subtile, si subtile voire indétectable sans suggestibilité que cet essai pourrait laisser dubitatif. L’articulation des instruments dans le bas du spectre semble cependant légèrement meilleure, avec un coté charnel plus réaliste sur le bas-medium. Doit-on être réellement étonné...convaincu ? Non, car connaissant les limites de ce type de système  il  semble inutile de poursuivre l’expérience plus avant, le Stratus semble si bien adapté à cette configuration il semble donc inutile d’envisager de dépenser plus … il convient plutôt de regarder l’apport sur du matériel plus performant.

Passons maintenant aux systèmes hauts de gamme, sur le lecteur CD la différence est plus qu’évidente par rapport au câble secteur d’origine, l’Aurora reprend en tout point les caractéristiques sonores du Stratus à une nuance non négligeable près. Le bas du spectre et le bas medium sont d’une richesse largement supérieure, si bien qu’à échanger les câbles on a l’impression d’écouter des appareils différents ! L’extrême bas est ici présent avec une richesse que l’on attend à un équipement à ce niveau de performance, sans excès avec un grand respect de la neutralité et de la signature sonore de l’ensemble. Voici donc une prestation qui me semble parfaitement équilibrée où l’on perçoit l’émotion musicale sans sensation de manque.
Oyaide Tunami GPX, référence en termes de neutralité et de transparence
L’Aurora est ensuite branché sur un système d’amplification haut de gamme et le compare aux excellents Oyaide Tunami GPX utilise en termes d'étalon référence. Là les choses sont plus évidentes, avec l’Aurora on est clairement positionné entre les deux, entre le Stratus et entre l’Oyaide. L’Oyaide très haut de gamme, équipé de prises au Rhodium offre une résolution et une spatialisation de la scène exceptionnelle en laissant l’électronique traiter les micro-informations avec grande précision et apporte un appel en courant aux amplifications sans équivalents dans les gammes intermédiaires qui ont pu être testées. Reste que les câbleries qui fonctionnent sur tout type de système sont rares, dans ce registre ont pu être observées par mes soins certains modèles Hifi Câbles ou O2A. L’Aurora n’en dispense pas moins une image fort propre et charnelle sur le medium, mon conseil sera par conséquent de le réserver aux sources plus qu’aux préamplificateurs et amplificateurs séparés.

Synthèse


De manière générale le prix des accessoire est assez élevé, c'est à cet effet que la note attribuée au rapport qualité/prix est toujours mitigée. Chez Wireworld l'effort fait sur les produits du début de la gamme est remarquable et les câbles restent d'un abord financier raisonnable.

Le Wireworld Stratus est à réserver à l'utilisation de système moyen de gamme sur lesquels il pourra apporter un plus ou tout du moins aider à conserver une valeur musicale inconstante. A cet effet les notes reflètent donc cette caractéristique.

Rapport qualité/prix : 7/10
Qualité Audiophile : 5/10
Neurtralité/Transparence : 5/10


Le Wireworld Aurora est quant à lui plus polyvalent, semblant avoir une plus grande efficacité sur les sources que sur les éléments de puissance. L'expressivité et la signature sonore des appareils reste conservée et l'uniformité de son effet me fait préférer son utilisation presque universelle pour lecteur, convertisseur et préamplification. Il obtient donc sur le barème une note plus en rapport avec son universalité.

Rapport qualité/prix : 7/10
Qualité Audiophile : 7/10
Neurtralité/Transparence : 7/10

Données techniques

mardi 6 novembre 2012

Le jitter logiciel vous y croyez ?

Après une décennie d'évolution de l'informatique individuelle, l'ordinateur prend peu à peu le pas sûr la technologie du précédent millénaire en apportant un support de musique dématerialisée.

Qu'elle est l'influence de l'ordinateur sur la restitution, quel est l'influence du logiciel. Du matériel ? Le jitter logiciel, y croyez-vous ?

Retrouvez mon dossier de fond qui explique les mécanismes utilisés par la lecture bit perfect dans vos logiciels favoris dans le nouveau numéro de Stéréo Prestige & Image de Novembre 2012.

Je suis intéressé à vos retours et commentaires sur le sujet, qui j'en suis certain va faire débat !

lundi 15 octobre 2012

Puisqu'il faut faut bien prendre le relai

Chers fidèles lecteurs,

La dématérialisation suit sa route, elle est en marche, les constructeurs s'y mettent activement et nombre de personnes sont aujourd'hui à même d'en parler et d'en discuter constructivement. 

J'ai depuis plusieurs années donné beaucoup de mon temps et de ma personne pour vous apporter information objective et articles techniques pour améliorer votre expérience de l'écoute, tant au niveau des équipements que des câbles ou accessoires. J'ai également énormément apprécié vos commentaires et le support que vous m'avez apporté bénévolement pour certains d'entre vous sur le travail que j'ai effectué (relecture, etc).

Je vais consacrer et c'est promis plus de temps à l'écriture d'articles sur le blog sur des produits abordables et en parallèle pour ce qui est de la hifi élitiste, la réserver aux publications presse pour lesquelles j'écris. En effet, le créneau du high-end n'a je pense pas encore sa pleine place sur la presse en ligne française et je dois dire que pour moi le plaisir de feuilleter du papier dans le train, l'avion ou simplement en route dans un taxi pour CDG reste la première façon d'aborder ce type de matériel :)

Je vais donc publier régulièrement quelques billets sur les sujets que je traite dans les journaux presse écrite afin de vous apporter informations et résumé. Pour cela, je publierai mes articles sur mon blog, mais également en vous les faisant partager par le blog d'un sympathique amateur semi-pro hébergé par Hifiatubes : 



Je vous propose de retrouver ce mois-ci un article sur le streaming dans Stereo Prestige & Image No 71. Nombre d'entre nous se sont posés la question de savoir quel son nous était proposé par ces services de streaming en ligne, quelles attentes étions-nous en mesure d'en retirer, quelle qualité d'écoute ont-ils réellement ?  

C'est à cet effet que je vous ai préparé une bonne dizaines de feuillets assortis d'écoutes de tous les plus grands services disponibles, tout du moins en France et dans de bonnes conditions :



dimanche 30 septembre 2012

Salon de la Hifi et du Home Cinéma édition 2012

Comme chaque année le salon de la Hi-Fi et du Home Cinéma s'est tenue à Paris avec une affluence de visiteur importante notamment Samedi. Nouveauté oblige, cette année l'ensemble a déménagé au Novotel Tour Eiffel en proposant une disposition sous forme alambiquée de salles sur plusieurs étages que j'ai trouvé fort peu agréable. Exiguïté des matériels, proximité des salles ne sont pas à la faveur des écoutes dans de bonnes conditions. Cela dit, la découverte du matériel peut tout de même se faire et les contacts se lier pour envisager une écoute posée en auditorium par la suite. 

Notons simplement que la partie Home Cinéma est mieux lotie, les salles tenues par les grands acteurs sont larges et excentrées. Seuls Accuphase, M2Tech et April Music disposent d'un emplacement relativement bien isolé et d'une salle large permettant une écoute dans de bonnes conditions du matériel haut de gamme.

Naturellement comme plusieurs dizaines de produits se côtoient , à contre pied des traditionnels résumés, j'ai volontairement choisi de ne présenter que quelques uns qui m'ont marqué par soit leur originalité, soit leur exubérance.

Si l'on fait abstraction des contre-jours inévitables du fait de la conformation des lieux, on aurait en effet préféré moins de baies vitrées et plus de tentures pour amortir le son, le système sans fil Elipson Music Center MC1 mérite qu'on s'y arrête. Principe de transmission connu sur 2 canaux rotatifs avec déport sur erreur, il joue avec une certaine musicalité une bibliothèque musicale à partir d'un PC ou d'un Mac à l'aide d'un dongle USB. Ces petites enceintes reproduisent un spectre sonore avec un medium assez fidèle et surtout descendent assez bas avec fermeté. Il faut sans aucun doute remercier le dispositif d'amplification Ice Power dont la signature sonore se reconnait aisément et l'alimentation active des enceintes millimétrée. Le tout est élégant physiquement et la musique se laisse écouter. 



Dans le même registre et encore plus fort à mon avis, la série Eclipse Time Domain. La conception est originale avec un large bande et le résultat exceptionnel, sans aucune directivité, on peut se placer devant l'enceinte gauche et entendre l'image stéréo identique à n'importe quelle position ! Et quelle finesse de restitution même dans le bas du spectre...



une technologie de pointe pour un résultat probant

En situation drivée par une bi-amplification Eximus D1+S1x2, le système n'a rien de ridicule, à nouveau du Ice Power avec sa signature sonore, les enceintes suivent sans aucun problème...


Non loin de là dans la même salle après avoir échangé longuement avec le directeur commercial de M2Tech, je découvre le Vaughan que j'aurais à la rédaction dans quelques jours en banc d'essai, donc aucun commentaire ... 

 
vue de face - style M2Tech oblige, LED Rouges...

vue de derrière - de nombreuses connexions dorées...

A une encablure... une armada de matériel impressionnante chez Accuphase. Naturellement inutile de dire que même dans la pièce pas totalement adaptée à l'écoute, la musicalité est somptueuse; La finesse et le délié sont indescriptibles, on est dans un rapport avec l'excellence sans aucun compromis. Un seul regret les enceintes qui sont à mon avis sous dimensionnées par rapport aux capacités du système :

petit zoom sur les monstres de puissance... 

la salle dans son ensemble, large et donc adaptée à l'écoute de ce type de système.

Autre produit, autre gamme, Yamaha qui propose très discrètement ce sympathique système hifi intégrant une montre digitale, 10/10 pour le look et la couleur, top pour un salon, pour l'écoute je vous laisse juger selon votre niveau d'exigence. 


Egalement au look peu commun et produisant un son étonnant, les Leedh qui je pense valent une mention spéciale à la fois pour leur esthétisme et leur sonorité. La finesse du haut du spectre est fantastique, les timbres du medium exceptionnels...



Je marque ensuite un temps d'arrêt sur le petit ampli casque Carrot, orange avec son tube bleu ... les goûts et les couleurs ne se discutent pas :) 


Le temps d'une écoute pour confirmer qu'il apporte effectivement un bonus indéniable par rapport à la connexion sur la sortie casque interne de mon iPhone 4S sur une plage ALAC et même en MP3 320Kb/s. A mettre en concurrence avec d'autres produits comme ProJect par exemple dont la signature sonore diffère.


Mention spéciale également à Denon qui propose une palette très importante de casques à réduction de bruit ou sans fils d'excellente qualité :



J'ai pu également écouter (rapidement) le système dématérialisé Revox et le système de transmission sans fil avec leur dongle USB pour iPhone que je vais prendre en test prochainement également, donc pas de photos ni de commentaire pour le moment, mais cela m'a semblé également mériter un détour :)

Je terminerai enfin par un petit clin d'oeil aux évangélistes de la dématérialisation, même s'ils ont un peu bougé pour la photo :) 


Comment ne pas finir ce petit résumé sans une mention spéciale vu la richesse de leur site et la maturité des clients de lecture. Notons qu'ils proposent à l'écoute leur offre packagée avec l'excellent casque Focal qui est passé à la rédaction il y a quelques semaines et que nous avons tous apprécié en raison de son très bon positionnement prix/performance.


lundi 20 août 2012

Banc d'essai - Un été avec le M2TECH Young


Un été avec le M2Tech Young et Palmer

Quoi de plus agréable que de profiter des temps morts de l’été pour profiter, outre des concerts, des agréments d’un excellent ensemble musical ?



M2Tech dont la gamme de produit est relativement étendue, propose à son catalogue un ensemble d’équipements tous aux prix très étudiés, le système de convertisseur Young et son alimentation séparée optionnelle Palmer ne coupe pas à la règle.

Premier contact

La finition des boîtiers est soignée et diffèrent naturellement des équipements que l’on peut trouver dans le début de gamme à travers l’EVO DAC par exemple sur lequel vous trouverez mon article dans la presse classique. Le poids rassure quant à l’isolation aux vibrations, mais également de par la nature du boîtier lui-même, usiné à base d’aluminium aux arêtes correctement chanfreinées. La façade est quelque peu originale, munie d’une grille arrondie en nid d’abeille, elle présente un affiche par LED de très grande taille. Si le choix n’est à mon goût pas des plus esthétiques, il a cependant le mérite d’être particulièrement clair et visible lorsque l’on est assis à quelques mètres sur son canapé. Le look uniforme proposé pour l’alimentation séparée sur batterie Palmer assure une cohérence, voire une harmonie des éléments.

vue rapide du branchement à l'arrière.


L’installation est d’une simplicité enfantine, deux boutons en façade permettent respectivement l’allumage et le passage d’une entrée numérique à l’autre. L'alimentation sur batterie est également très simple à mettre en oeuvre à l'aide de son bouton de mise en charge et d'allumage/extinction des sources connectées.

Le matériel utilisé

Spécifiquement prévu pour une restitution dématérialisée, le système utilisé pour le test est composé :
  • D'un commutateur (switch) Apple Extreme avec ports Gb Full Duplex
  • D’un pc portable alimenté par une alimentation externe, Core 2 Duo, 6 Mo de RAM et disque SSD de 80 Go. Le PC est connecté au réseau en Ethernet à 1Gb/s Full Duplex.
  • Le système d'exploitation est Windows 7 Ultimate x64 SP1, l'optimisation apportée au système est conforme aux recommandations sur le PC Audiophile.
  • Câble USB A vers B Wireworld Starlight
  • Câble AES/EBU O2A
  • Câble Toslink Supra X-ZAC
  • Câbles de modulation YBA Diamond
  • Câbles d'alimentation Oyaide Tunami GPX
  • Câble Ethernet FTP Cat 6 blindé, écranté et blindé sur les prises
  • D'un NAS de 2 To connecté à 100Mb/s Full Duplex
  • D'un iPhone 4S et d’un iPAD 3 servant de télécommande avec l'application Remote connecté en wifi sur l'Apple Extreme
  • Le logiciel de lecture est foobar2000 couplé à JPlay V4.2 en mode Xtreme (DirectLink / buffer = 800)/Beach ou JPlay mini 4.2 en mode Hibernation/Fullscale/Xtreme, JRiver V17 ou iTunes V10 suivant les cas
A notre habitude nous avons testé soigneusement chaque entrée et établi une hiérarchie de restitution qui, somme toute nous semble tout à fait logique. L’entrée TosLink optique numérique s’est révélée la plus mate, délivrant une image manquant de relief mais naturellement suffisante pour alimenter une box ou une lecture de DVD. Ensuite, l’entrée USB 2.0 nous a relativement séduite, mais reste cependant légèrement en retrait par rapport à une bonne alimentation S/PDIF coaxiale ou encore mieux numérique AES/EBU. 

Nous n'avons rencontré aucun incident avec le pilote qui a parfaitement fonctionné tout au long du test.


L'arrière

Les entrés et sorties sont soignées, les prises proprement vissées, toutes dorées, sauf naturellement l’entrée BNC pour laquelle cela s’avère inutile, les sorties analogiques asymétriques en prises RCA sont également dorées. L'assemblage est résolument soigné, les bains de soudure sur les connexions de la carte intégrée (PCB) sont propres.

Notons au passage qu’il convient de laisser tourner le système pendant quelques heures afin qu’il puisse atteindre sa pleine capacité de restitution. Notons également que le Young est quelque peu sensible à la phase secteur et montre une plus grande précision et une absence de tassement dynamique une fois mis en phase. Lorsque l’on passe à l’utilisation avec l’alimentation séparée Palmer, ces remarques deviennent naturellement obsolètes.

Réalisation technique

A l'image de ce que l'on peut trouver sur les constructions rigoureuses, le système de conversion est confié à deux horloges séparées pour traiter les fréquences multiples de 44,1 KHz et 48 KHz. Bon point, le multiplicateur de fréquence pour régénérer les multiples de 44.1KHz à partir d'une unique horloge pour le 48 KHz est donc absent.

Chaque étage numérique est isolé séparément par le biais de composants spécifiques de chez Analog Device, de la circuiterie d'alimentation. M2Tech a également choisi d'isoler les entrées galvaniquement.

L’entrée USB 2.0 est gérée par un contrôleur Cypress CY7C68013A à faible consommation. Comme dans d’autres produits M2Tech, la logique de transmission S/PDIF passe à travers le composant (transceiver) Texas Instruments DIX4192 capable de traiter les fréquences à concurrence de 192 KHz. 

La partie de conversion est confiée au même composant Texas Instruments que sur les autres modèles de la marque, à savoir le PCM1795. Fonctionnant sur 32 bits et allant au maximum en fréquence à 192KHz, il s'avère amplement suffisant pour traiter tout type de fichier audio courant. Notons que ce modèle accepte les signaux d’horloge de 384 KHz, 512 KHz et 768 KHz tout en continuant à fonctionner en interne à 192 KHz pour un rapport signal bruit très correct de 126 db et un THD+N de 0,0015%.

vue interne du Young
A ce titre le convertisseur Young, permet donc au travers de son pilote spécifique, d'utiliser des fichiers de très haute résolution dont l'échantillonnage est à 384 KHz, l'intégrité du signal étant donc conservée jusqu'à la section DAC qui remettra au final le signal à 192 KHz avant le passage aux étages de restitution analogique.

Nous n'avons pas pu mesurer le gain réel apporté par une telle résolution, d'une part car le matériel disponible sur Internet en la matière n'est guère satisfaisant et ne disposant pas de câblerie usb suffisamment qualitative en cette période d'été sous la main pour saisir ce niveau de nuance.

L'alimentation séparée Palmer

section de régulation, filtrage et livraison du 15V continu sous 1A

Si d'un aspect extérieur, elle est identique au convertisseur, au niveau poids il n'en est rien, car une fois en main, on fait aisément la distinction entre les deux, cette dernière avoisinant les 3 Kg. L’alimentation sur batterie Palmer est constituée d’un transformateur complété par un étage de régulation destiné à charger la batterie Li-Po de 3400 mA embarquée. Les composants ne sont pas exceptionnels, et il s'agit là d'un assemblage somme toute assez courant. Cela dit en matière de batterie, la recherche est sans aucun doute plus dans l'efficacité que dans la sélection de composants purement audiophiles destinés aux étages de sorties et transformateurs intégrés. Notons que du fait qu'il s'agit d'un boîtier séparé, beaucoup de problèmes de proximité ou de rayonnement sont de fait éliminés. Le filtrage annoncé est d'ailleurs limité à un bruit de 20mV RMS.

Le transformateur accepte du courant alternatif entre 100 et 240V pour délivrer du courant continu en 24V. La masse est reliée au PCB et la terre électrique sert donc de référence. 

Le courant ainsi généré est ensuite filtré et utilisé pour le chargement de la batterie Li-Po. Il délivre un courant continu jusqu’à 15V / 1A. L'autonomie moyenne annoncée est de 9 heures avec un DAC Young par exemple. Voilà qui est amplement suffisant pour profiter d'une écoute, cela dit une batterie de 8000 mA aurait été la bienvenue pour apporter une plus grande autonomie.

Le Palmer permet d'autre part de brancher deux équipements, ce qui peut se révéler pratique selon les configurations de matériel utilisées.

Notons également que le temps total de charge est de 3,5 à 4 heures.

Ecoute

Vient enfin les sessions d'écoute. En raison de la longue période pendant laquelle nous avons pu vivre avec cet équipement, plusieurs écoutes ont été possibles, à plusieurs heures de la journée. Nous avons donc écouté, puis réécouté avec attention plusieurs fois les mêmes plages dans des conditions différentes. En raison de la nature très musicale de l'équipement, nous avons choisi de vous présenter en priorité des comptes rendus de plages blues-rock, plutôt que du classique.

Sur Gary Moore, Blues Alive, Story of the blues, la scène est assez ample mettant en avant la ligne de basse avec grande assise. La superposition des plans reste crédible, le rythme imposé par la batterie en retrait parfaitement en ligne avec fluidité. La voix de Gary Moore sans excès de nuances offre également grande crédibilité. Enfin, glissando et coups de pédale de la guitare électrique rappellent avec plaisir les sensations du concert: clair et sans bavures. Le haut du spectre présente cependant par moment quelques duretés qui nous feront sélectionner de prime abord des câbles plutôt mats ou droits en terme couplage.




Sur Jimmy Rogers, Blue Bird, Walkin’ by myself, l’extraordinaire enregistrement haute définition laisse filtrer un plaisir musical avec une absence complète de sensation de dureté. L’accompagnement fait preuve d’une parfaite fluidité avec aération. L’écoute des plages haute définition nous fait penser qu’elles sont un atout pour ce type d’équipement, la sensation de compression s’effaçant face à la musique. Nous avons quelque regret de ne pas avoir un câble USB plus haut de gamme sous la main pour pouvoir apprécier pleinement la restitution.




Sur Steevie Ray Vaughan, Couldn’t stand the weather, Tin Pan Alley, l’atmosphère du morceau est relativement bien transcrite. La ligne de basse électrique très présente mêlée aux coups de baguettes s’entrecroisent sans superposition. 
Les pressions du rouleau sur les cordes au démarrage du morceau glissent avec réalisme, on notera simplement une légère déviation des timbres sur le haut du spectre de la guitare et des cymbales. Nous avons fort à penser que les câbleries utilisées en sont responsable et qu’il faudra donc les sélectionner avec soin !




Sur Katie Melua, Katie Melua Collection, Piece by Piece, Les deux guitares sont difficilement perceptibles, chose notable sur tous les équipements testés hormis les très haut de gamme ; 
la voix de la chanteuse se place naturellement bien au centre au premier plan avec cependant quelques sifflantes à haut niveau. Là encore il faut incriminer le manque de transparence de la câblerie, la voix particulièrement montante de la chanteuse, pleine de nuance, peut facilement se retrouver à un stade caricatural si l'accord entre les éléments n'est pas parfait. Les extinctions de notes se distinguent sans extraversions ou persistance, on ne les attend d'ailleurs pas particulièrement sur ce niveau d'équipement plus que cela.

Sur Elton John, Made in England, The One, la prise de son live spécifique que nous aimons à utiliser laisse passer un piano quelque peu dur, caractéristique du manque de délié entre autre dans le haut du spectre. 
Le timbre des voix est cependant bien reproduit, l’écho de la voix du chanteur reste sur le premier plan sans extravertir, ni défigurer la scène réelle. Les applaudissements et l’ambiance au premier plan s’étalent largement avec crédibilité, laissant entrevoir l'espace au-delà des enceintes sur les côtés, ce qui est plutôt un bon point au niveau spatialisation.


Sur Ben Harper, Welcome to the cruel world, Forever, l’impression tridimensionnelle de la prise s’exprime sans aucune caricature. Nous aimons particulièrement ce morceau dont la prise de son analogique laisse passer un souffle entremêlé de réalisme des timbres, toujours très justes sur les bons équipements. Les sonorités de guitare sèche sont excellentes, renforcées par le réalisme des percussions toujours précises et fluides. La voix du chanteur emplie de nuances et parfaitement détachée du jeu des instruments, envoute comme à l’habitude. C’est donc un parcours parfait sur ce type de musique.



Sur The Nits, Urk, Shadow of a doubt, l’enregistrement live d’exception s’offre avec réalisme mais, nuançons, sans cette étincelle d’excellence que l’on ne trouve que dans sur le haut de gamme. 

La magie du concert live est là, le chanteur à quelques centimètres du  micro, on devine les mimiques du visage... La guitare folk propose un éventail relativement complet de nuances et le xylophone en arrière plan, correctement situé dans l’espace tinte avec distinction.

L'intensité des moments forts, les accents de la voix sont également bien reproduits, laissant place tout simplement à la musique.


Sur Nirvana, MTV Unplugged, Polly, l’impression de se trouver au cœur de l'évènement est naturellement fort bien reproduite.
L’atmosphère intimiste des sessions Unplugged de MTV est au rendez-vous à plusieurs titres. D'une part du fait des petits micro-détails qui participent à l'ambiance et du fait de l'impression spatiale d'autre part.

Sur la voix de Kurt Cobain se détache avec rapidité et sans tassement dynamique excessif la ligne de basse, ainsi que quelques détails qui échappent en règle générale aux équipements de cette gamme. Nous sommes donc plutôt agréablement surpris et à nouveau une montée en gamme de câble pourrait sans aucun doute apporter un plus notable.

Sur la sonate pour clavier numéro 2 de Frederic Chopin par Martha Argerich, le premier mouvement nous livre sa puissance sonore habituelle laissant le complet volant de nuances pianistiques s’exposer. La pianiste fait preuve d'une richesse dans son jeu, où ici les deux mains   apparaissent bien séparées avec grand réalisme, les extinctions de notes sont présentes, restant discrètes, sans extraversion au grès des inflexions dictées par le double échappement ou les pédales.
On perçoit la scène sonore dans l'espace, sans tassement, il ne manque juste que l'étincelle de magie de reproduction des micro-détails d'un équipement haut de gamme pour combler parfaitement notre désir !


Sur la symphonie numéro 4 de Gustav Mahler sous la direction de George Szell, l’orchestre de Cleveland livre une palette complète de couleurs musicales avec grande véracité, fidèle d'ailleurs à sa réputation. Une pointe de manque de naturel sur les violons par moment peut être distinguée, mais sans aucune connotation rédhibitoire. On notera simplement à nouveau qu’il conviendra de choisir sa câblerie avec soin, celle de notre test ne convenant manifestement pas totalement. La scène sonore s’étale volontiers en largeur et en profondeur laissant entrevoir la grandeur du lieu et … de l’orchestre ! La texture musicale est réellement exceptionnelle, chaque type d’instrument perçu parfaitement à sa place, aussi bien les trompettes assourdies que les envolées par moment des bois. Voilà donc encore un style musical qui semble bien aller à cet appareil !

Conclusion

Alors ... avec ou sans Palmer ?

Naturellement la question se pose. En toute logique il convient déjà de positionner le matériel en termes de prix. A environ 1000€ le convertisseur seul, dans ce segments de prix, il nous semble difficile de trouver bien meilleur candidat sans avoir à franchir l’étape fatidique des plus de 2500€ afin de marquer le pas réellement. Il nous semble donc que le positionnement du produit justifie à lui seul une utilisation sans alimentation, bien associé, il apportera un grand plaisir musical à l’auditeur. 

Le convertisseur Young offre au final une reproduction à la fois musicale et fidèle, sans naturellement découper le message à la serpe, ni aseptiser la restitution à aucun moment. Les instruments au naturel sont relativement fidèles et la musique électronique semble être nativement à son aise. Encore une fois à ce niveau de prix, il nous semble difficile de ne pas apprécier le résultat.

L’alimentation séparée Palmer, dont le prix avoine les 900€ apporte un gain substantiel sur certains registres, cela dit, tout dépendra des conditions d’utilisations. En fait, l’alimentation sur batterie d’une manière générale offre une image plus précise, aux accents moins dur dans le haut du spectre, favorisant l’impression de véracité et de fluidité générale. Certains lui trouve un certain caractère analogique, avis que nos ne partageons pas. Mais attention, si le courant est correctement régulé, si les interférences sont peu nombreuses, l’effet peut passer du spectaculaire à ... léger. Nous pensons donc qu'il peut être judicieux de tester en situation ce type de solution dans un second temps, avant de l’acquérir, d'autant plus qu'elle multiplie par 1,5 le prix d'acquisition.

En tout état de cause, le bonus apporté par l’alimentation séparée lorsqu'il est là nous semble apporter toujours un bon positionnement en termes de prix en restant en dessous de la barre des 2000€ et en marquant le pas sur ce qui se fait au niveau de la concurrence dans le domaine. De ce fait, nous pensons qu'il ne peut s'agir d'un mauvais investissement dans l'absolu.

A titre de conclusion, nous dirons comme à l’habitude, qu'il convient de bien associer les éléments entre eux. Le Young est un excellent DAC, le Palmer le complète harmonieusement en situation, ils se sont accommodés sans trop de soucis à l'ensemble Vecteur et ProAc de test, mais certes pas aux câbles. La signature sonore de cet ensemble conviendra sans aucun doute à la fois aux systèmes jouant la transparence sans extraversion et à ceux ne faisant pas preuve de caricature au travers de leur signature sonore.

Site Web du constructeur : http://www.m2tech.biz/young.html
Pout tout renseignement, contactez Hami Sound : http://www.hamysound.com/

Tarifs prix public :

YOUNG : 1090€ TTC
PALMER : 870 € TTC
Câble d'alimentation supplémentaire pour PALMER : 29€ TTC

mardi 14 août 2012

Article - Le géant américain incontournable de l’information sur Internet fait volte-face


Le géant américain incontournable de l’information sur Internet fait volte-face.


C’est quelque peu avec surprise que j’ai lu le billet du vice-président de l’ingénierie Amit Shinghal, « A partir de la semaine prochaine nous commencerons à prendre en compte un nouveau signal dans nos système de classement : le nombre de demandes de retrait pour violation de droit d'auteur ».

L’algorithme de recherche de Google qui trie et propose ses résultats aux internautes va donc dès cette semaine rétrograder tout URL de site internet qui aura été l’objet de suspicion de piratage de droit.

4,3 Millions de demandes …


« 4,3 Millions de demandes rien que pour le dernier mois » nous livre Amit Shinghal, c’est à la fois un chiffre colossal et un état des lieux qui démontre de l’activité croissante de la violation des droits d’auteur dans le monde chaque jour. Du fait que seule la justice est à même de trancher sur la légalité ou non de la possession de droits, Google doit donc se résoudre à trouver une solution rien qu’aux quelques 1,2 millions de demandes de ce jour.

Une embélie pour la musique et de la vidéo légale ?


« Ce changement dans le classement devrait aider les utilisateurs à trouver des sources légales de contenue de qualité plus simplement » ajoute Amit Shinghal qui tente de justifier la volte-face du géant américain face à la pression de l’industrie du cinéma et de la musique. Longtemps accusé par ces derniers de fermer quelque peu les yeux ou de ne pas avoir la main assez lourde en termes de sanctions, ils ne crient cependant pas totalement victoire.

En effet, il convient de rester prudent et, la réserve de Michael O’Leary, vice-président de l'association des studios hollywoodiens (Motion Picture Association of America)  « Nous allons regarder ce développement avec attention - le diable se cache toujours dans les détails », complétée par celle de Cary Sherman, numéro un de la RIAA (Recording Industrie Association of America) qui mitige la situation en soulignant que « ce n’est bien sûr pas la seule approche, les détails de la mise en place vont importer » amènent à prendre la situation avec prudence. Il faut dire que l’on envisage mal ces industries intenter des milliers de procès chaque jour auprès d’internautes ou d’hébergeurs. A la fois les coûts et la logistique nécessaire sont presque incalculables. L’aide active de Google sur ce point est donc indispensable, voire essentielle.

Si ce n’est une victoire totale, c’est tout de même une grande avancée qui devrait encourager le consommateur à se tourner vers le contenu légal, d’autant que s’agissant de la musique, les nombreuses offres de streaming disponibles sur le net sont aujourd’hui à un prix totalement abordables. Vous pourrez à ce titre retrouver un test complet sur les acteurs de l’audio dans le numéro de Septembre de Stéréo Prestige & Image.

S’auto-appliquer les règles ?


« Nous traitons Youtube comme les autres sites, mais nous n’attendons pas de l’algorithme d’avoir un impact négatif sur le contenu généré par les utilisateurs »

Il semble naturel de se poser la question de savoir si Google allait s’appliquer ses règles également et notamment au travers de sa plate-forme de diffusion multimédia Youtube. La réponse de la firme semble claire, mais cependant, à regarder y de plus près sur le site rapportant des violations reportées, Youtube, n’apparait pas dans le top 20, ni d’ailleurs dans les 1200 premiers sur les presque 28400 sites répertoriés pour le moment.

L’affaire reste donc à suivre…

mardi 1 mai 2012

News - Antelope préamplificateur Rubicon AD/DA

Antelope que nous connaisons tous pour la qualité de leur matériel professionnel sort un nouveau produit qui mérite quelques lignes :


"Premier convertisseur au monde en 384kHz intégrant un préampli phono, un ampli casque et le tout piloté par une horloge atomique"

Outre des fonctionnalités de préamplificateur, l'innovation consiste ici à réutiliser leur savoir faire en matière d'horloge au Rubidium et d'intégrer la logique de l'horloge atomique déjà disponible dans la gamme professionnelle pour studio. Avec une précision diabolique par rapport aux horloges classiques, nul doute que le traitement des temporisations numériques et la latence doivent s'en ressentir.

Streaming USB jusqu'à 384KHz et compatible DLNA, cet appareil haut de gamme pourra sans aucun doute accompagner une installation dématérialisée rigoureuse. On notera également qu'il dispose de nombreuses connexions en entrée et sorties analogiques ET digitales, notamment S/PDIF et USB (!).



La technologie USB est donc un élément qui reste propriétaire contrairement à une grande partie de l'industrie qui s'est tournée vers les puces livrées par XMOS. 

Fonctionnalités :


  • Horloge Atomique au Rubidium procurant une précision 100 000 fois supérieure en référence
  • Technologie 64-bit Acoustically Focused Clocking pour la gestion du jitter
  • Entrée phono à ultra faible bruit avec transformateur dédié et conception du préampli à composants discrets du type JFET
  • 384kHz A/D & D/A converters
  • Contrôle du volume par relais à contacts en plaqué or avec une précision de 0.05dB pour tous les niveaux de volume
  • Ampli de casque ultra linéaire à double étage
  • Sortie audio S/PDIF sans jitter
  • Puce USB 2.0 dédiée au streaming 480 Mbits/384kHz avec option d’enregistrement
  • Compatible streming DNLA au travers d’une interface Ethernet

Entrées analogiques :

1x Entrée PHONO en RCA
3x Entrées en RCA
1x Entrée Haute Impédance en RCA
1x Entrée symétrique XLR/¼ TR


Entrées numériques :

2x S/PDIF
2x TOSLINK
1x AES/EBU
Entrée Word Clock
Ethernet port
Entrée Hi-Speed USB sur connecteur type B

Sorties analogiques :

1x Sortie Symétrique en XLR
1x Sortie Asymétrique en RCA

Sorties digitales : 


2x Sorties S/PDIF sans jitter
Hi-Speed USB on standard B type connector

samedi 28 avril 2012

Test - Stello U3 (English version)


April Music, founded in 1998, is a South Korean company editing 3 brands: Aura, Eximus and Stello. A highly skilled staff, often musician themselves, is surrounding Simon Lee, the founder. He is taking a particular care at manufacturing his pieces of electronic to produce highly musical elements. Passionate, well known for having a particularly sharp ear, he is offering his customer a wide range of electronics. Today, we are going to put our attention on a very useful accessory to compensate the lack of an optimized USB input on a converter.

Computer audiophile music has this unique interest in the fact that it allows combining of a whole variety of elements, either at transport level, either at computer or streamer level; It is bringing a quality of output which could not be hoped for people with limited budgets a few years ago. At another level, streamers are providing us with an integrated solution (transport + dac) and at the opposite, computers often shared for domestic usage are not so well optimized for audiophile music.

With the massive arrival of DACs on the consumer market, in parallel, one has developed accessories to transform computers into high performing “state of the art” transports. As of today, the USB connection from manufacturers is all in all equivalent using proprietary drivers or not, it is resulting of the price drop and popularization of USB chips; On the other hand, the margin of progression at operating system level, playback software and S/PDIF conversion section remains important. This is naturally why USB accessories manufacurers including Stello turn towards this direction.


Construction

Stello U3 is manufactured as a rounded squared metal box, rigid, rather heavy which straightly inspires confidence and will show up as very resistant to:

- Interferences as of metal made;
- and to vibrations as it is very rigid.


The bottom is totally covered with a thick anti-skating rubber, an excellent choice to insure device stability. Until set, it does not move anymore, even connected to thick and heavy connectors/cables.


Connectors have a particular good treatment that deliver a prosperous yet warm image through their gold plated RCA and XLR Neutrik plugs. Providing with 110 Ohms symmetric link on top of regular S/PDIF 75 Ohms is an excellent idea because of device market positioning. Numerous high level converters are often equipped with an optimized symmetric section, offering them computer connection at least cost and therefore sustaining audiophile investment.



On this board where components are not on top of each other, a lot can be found. A 13MHz clock is dedicated to XMOS processor management, where two other external clocks are used to generate 44,1 KHz and 48 KHz frequency multipliers. As on some other products of the same type, the reduced size of the XMOS component, its powerful 500 MIPS (millions of instructions per second) and its power consumption optimization (an average of 112mA) allows to plan a good reserve of current to draw for the rest of the components. In addition, a red LED on the face shows up when the device is powered and locked by the computer. Taking the product positioning in consideration, we would have appreciated to have an optional battery-powered supply.


So, Stello offers a product which is perfectly in line with the new manufacturing standard of consumer market into providing USB components out of XMOS. On Mac an Linux system, the box does not require any specific pilot to work, relying on the embedded operating system one. On a Microsoft Windows platform, things remain unchanged as Audio Class 2.0 is not implemented and the Redmond firm does not plan, neither communicates any roadmap concerning this support on Windows 8. So, it stills require a driver, which by the way integrates DS, KS, WASAPI support but also an ASIO implementation.

Our tests have been performed using the Kernel Streaming mode. In the next section, we will explain how to make a device setup for this mode

Let’s take note that XMOS does not develop its own asynchronous driver, but rely on a partner, a German company called Thesycon. This well know driver which does not really change from one product to another, offers a very poor integration at operating system level. Recalling me about 90’s drivers, settings have to be adjusted in a startup group application that remains in the tray and thus consume resources.



Thesycon control panel allows adjusting of fundamental parameters such as streaming buffer size for asynchronous transfer. You can adjust it from 1 to 32 milliseconds. I recommend to directly setting it to 1 ms; if it works fine this way, no need to make any step to adjust this value anymore and generate unnecessary jitter:



Let’s take note that ASIO buffer size is also available from the same screen, it can be set to a minimum of 2 ms only (from 176 to 768 samples)
:
    


All the other parameters are grayed, except volume adjustment that I advise you not to change. Changing volume would introduce additional jitter and might waste bit perfect flow by doing on the flow data changes.

In a nutshell, Stello U3 device does not derogate to April Music’s rules, “built to last”. Immediately, the box impresses, we now need to check whether this very positive feeling on its built transforms into facts on its musical performance.

System used for the review: 

Especially built for digital music playback:
  • Apple Extreme switc with Full Duplex GB ports
  • Ethernet Cat 6 shielded and braided cables, plugs are also shielded
  • Laptop with an external switched power supply based on Core 2 Duo with 6 MB RAM, SSD disk of 80 GB. PC is liked to network at 1GB/s Full Duplex.
  • Operating System is Windows 7 Ultimate x64 SP1, tuned for audiophileoutput conforms to the PC Audiophile.
  • A Phonic FireFly DAC powered on battery
  • A wireworld platinum Digital S/PDIF cable.
  • A NAS of 2 TB linked to the network at 100MB/s Full Duplex
  • An iPhone 4 to be used as remote control paired to wi-fi network on the Apple Extreme access point
  • Software to play tracks is foobar linked with JPlay V4 (Beach + Hibernation/Fullscale) or JPlay mi
  • ni in mode Hibernation/Fullscale
The rest of the output chain is at iso perimeter to compare the elements:
YBA Diamond, Pre/Amplifier based on DIY Vecteur I6.2, ProAc D28.

Listening: 

First contact is very positive, we are definitely in presence of a well performing transport system. Transparency is perfect evidence, like the feeling of being totally free of color on the medium range. The soundstage is very well defined, one of the best I have ever tested with such a device. Voices are splendid, rich in details and clarity, but never too dry. Eric Clapton on Next time you see her (slow hand 24/96KHz) offers us a world of nuance in the course of his scratched voice, full of veracity.

Let’s take note that, as usual, it is only a question of taste to like this kind of musical signature or not. You easily forget about the Stello box, music takes over technical aspects, dynamic is really present, forte pressure and jump from one range to another seemed to me very realistic.

On HD tracks, Stello transport is without any concession, let’s say brilliant! Listening to Monty Alexander on Calypso Blues (24/96KHz) delivers a very realistic percussions and a rich and surprisingly varied piano, it was easy to guess piano brand at first notes! We are now very close, as long as the S/PDIF cable is also of high grade, to the best transports I could ever hear and especially close to famous Linn Akurate DS2 streamer.

Less fleshly and ethereal than the hiFace EVO style, one will willingly raise volume up without any “digital hardness” feeling in the higher range. On well-engineered recordings, like those from Diana Krall, music is especially fluid and breathes. On From this moment on (24/96KHz) out of the same name record, swing from brasses charms us as well as the deep voice from the singer. Romeo and Juliet from the Russian national orchestra (Alexander Vedernikov - 24/88.2KHz) perfectly simulate the big orchestral mass without any excess or tension.


In order not to derogate to the rule, we have also used our usual test tracks. We have especially appreciated to listen to the classical Take Five where it was really easy to hear with very accurate precision the chords move of the bass. 

Another good point, applause and crowd atmosphere were both very well transcribed; On Sade live, one will also appreciate the accurate precision of the scratched voice accents from the singer. Plane separation is naturally also excellent; Space between instruments and voices is very precise. Apparent bandwidth seems to be perfectly coherent, without any feeling of holes or lack at the start or end of the audio range. Extinctions of notes generate from time to time a frustrating feeling, not because of the system, but because of engineering recording lacking of precision. Lower part of the bass range is clean, never giving a feeling of being slow. 

In front of Internet radio flow, the Stello U3 box does not reacts a very exceptional way. I mean that you can feel compression too much. Listening to high definition channels (256 or 320Kbits/s) brings a better feeling, but seems to be a bit tiring to listen for hours. It might be interesting to swich EQ on at this time!

In terms of listening enjoyment, this box offers an equal pleasure on all kind of music styles, transparency and respect of timbres appeared to me in perfect line with requirements to listen to classical or jazz concerts as well as rock. In a nutshell, I would say that voice performances are brilliants. Cecilia Bartoli delivers here a strikingly true Sposa relying on a truthfully chord background. Lastly, Katie Melua is close to us, at a few inches on Piece by piece bathed in a firm and coating bass line.

Conclusion:


As I like to say, using devices such as U3 remains very touchy at a pure technical point of view. It requires pairing the right pieces of electronics to get the expected result; today, we are in front of a very stringent product, but so stringent that a mistake of taste is not to exclude. A few more fleshly products or more colored could outstrip it in the heart of a few audiophiles attached to a specific sound signature!



As a conclusion I think that U3 deserves its own place on a stringent and robust pantheon of audiophile computer world. Even if at the technical level, there are no special very high level components compared to competition, assembly and topology seem to reach target, this is what, at the end of the day, counts.

Savor without any restriction!


Manufacturer link : http://www.aprilmusic.com/eng/main/sub02_03_05.html

Link on French Audiophile forum : http://www.forum-audiophile.fr/musique-dematerialisee-f25/april-stello-u3-transport-usb-audio-class-2-async-t18036.html

6moons (anglais) : http://www.6moons.com/audioreviews/aprilmusic8/1.html



Spécifications : 


compatible with asynchronous USB Audio Class 2.0 mode
bit perfect audiop stream up to 192kHz
2 external clocks at low jitter

Frequencies:
22.5792MHz/24.576mHz to generate multipliers of 44.1kHz/48kHz
44.1, 88.2, 176.4, 48, 96, 192kHz/24bits Audio
Input
1 USB 2.0, Type B connector
Output 
galvanic isolation and up to 192kHz
1 RCA  75 Ohms, gold plated
1 Neutrik XLR AES/EBU 110 Ohms, gold plated

LED on front panel

Os Support: Windows XP, Windows Vista, Windows 7Apple Mac OS X natif

Dimension :
100 X 36 X 100mm (WHD)