vendredi 12 novembre 2010

Le PC Audiophile - Rev 2.3

Bonjour,

L'article sur le PC Audiophile a été mis à jour en version 2.3 je vous en souhaite une bonne lecture.

mardi 7 septembre 2010

Le PC Audiophile

Je vous propose de consulter mon brouillon de projet livre relatif au pc audiophile. Je suis naturellement intéresse par toute remarque concernant cet ouvrage dont l'édition finale sera disponible d'ici la fin de l'année au format PDF texte sur mon site.

Je vous en souhaite une bonne lecture :
https://sites.google.com/site/musiqaudiophilefr/mon-pc-audiophile

mercredi 21 juillet 2010

Accessoire audiophile : Le RendistoR d'Esprit High End Audio

Esprit High End Audio fait partie des petites structures axés sur les créneaux de niche du monde de l'audio haut de gamme proposant des produits à la fois innovants et audiophiles. Outre un rayon câble haut de gamme bien fourni et les quelques accessoires également centrés sur l'amélioration du son, le RendistoR fait partie de la liste d'accessoires originaux portés sur la suppression des vibrations et ondes parasites.


En retraçant l'historique de Richard Césari et sa première structure Esprit Câbles à partir des informations collectées ici et là, on s'aperçoit qu'au delà de la polémique que l'on pouvait lire sur certains de ses produits, son entreprise semble porter un soin important à l'aspect artisanal ainsi qu'à la production de produits de qualité. Depuis 2009, l'activité reprend sous un nouveau nom, une nouvelle ligne de câbles et d'accessoires sont mis en vente. La fabrication du RendistoR reprend à bon rythme et il est désormais possible de le commande via le site Internet pour un prix nettement plus réaliste que lors de sa première mise en vente.

Notre attention s'est donc portée principalement pour le moment sur le RendistoR, élément issu de la recherche sur les phénomènes de polarisation et aujourd'hui utilisé également comme composant par certains industriels fabricants d'enceintes ou d'accessoires pour instruments de musique.

Edition: Il faut noter que celui-ci a fait l'objet d'une demande de dépôt de brevet dont la publication n'a semble-t-il pas été à son terme. 


Sur le site du fabricant, on peut lire que le RendistoR traite les problèmes d'hyperfréquences inaudibles pour l'oreille humaine mais très perturbantes lors de l'écoute. Le principe du composant décrit sur le site du dépôt de brevet permet de constater à la fois la simplicité et la compacité de l'ensemble : 

Le courant (30) passant dans le composant polarise le diélectrique (3) avec lequel il est en contact. La nature de ce diélectrique n'est pas précisée. Un conducteur central (2) dont la composition n'est pas non plus précisée sépare les deux zones de diélectrique en diagonale :

(schéma du RendistoR que l'on peut trouver attenant au brevet)

Montage :

Le RendistoR peut s'utiliser de plusieurs manières, à la fois sur les électroniques et plus précisément sur les étages d'alimentation, mais également et principalement sur les filtres des enceintes.



L'installation du RendistoR peut se faire simplement par vissage sur les borniers d'enceinte. 

 
Pour une meilleure solidarité et éviter les vibrations toujours néfastes aux composants électroniques, je conseille de les solidariser avec un ensemble de colliers de serrage de très petite largeur. Pour une meilleure visualisation sur la photo ils sont volontairement non coupés. Il convient de les couper au ras de la jointure à l'aide d'une paire de ciseaux ou de pinces coupantes.


Esprit Audio conseille d'utiliser idéalement un RendistoR par bornier en cas de bi-câblage. En cas de mono câblage, il est également possible d'utiliser un seul RendistoR en le mettant à cheval entre le + d'un borner bas et le - du bornier haut.

L'idéal est à priori un montage direct à la sortie du filtre, pour cela il est nécessaire de souder les RendistoRs en parallèle des sorties des câbles en liaison avec les haut-parleurs.

L'écoute:



En premier lieu une certaine gêne se fait sentir, comme une impression d'un effet de projection du son. Un changement dans l'équilibre de la reproduction des enceintes m'oblige à reculer et écarter à la fois les enceintes d'une quinzaine de cm. De cette manière on retrouve l'équilibre normal attendu de  l'image stéréophonique. Ce petit réglage étant fait, la première idée qui vient est donc qu'un effet est déjà présent sous la forme d'une certaine ouverture et clarté de la scène sonore.


L'effet de ces petits additif se fait ensuite sentir en plusieurs étapes :


Sur les ProAc Studio 140, l'adjonction du RendistoR sur les borniers de bicâblage des enceintes amène immédiatement une impression de changement qui va nécessiter un peu de temps pour en saisir les nuances et subtilités.


Le premier test que je réalise en général est de retirer les grilles de protection puis d'écouter directement le son produit par les hauts parleurs des enceintes sans voile. Dans ce mode, lorsque les RendistoRs sont en place on distingue assez nettement une différence de timbre sur le médium, les voix bien plus justes et réalistes, les micro-informations fourmillent plus naturellement également. La première déduction qui vient donc naturellement est que le RendistoR induit via l'optimisation du filtre un effet sur la clarté du message.

La séparation des instruments gagne en crédibilité sans devenir excessive ou accuser un détourage caricatural. Les accessoires notamment au Rhodium dont on peut certaines fois palper la légère dureté s'effacent totalement devant la musique. 

Les timbres semblent conservés sans être modifiés, la qualité des silences semble accrue car le bruit de fond a considérablement diminué sur des plages où il est significatif. Du coup, la combinaison avec les conducteurs de courant au Rhodium prend également en quelque sorte un réel sens. Il s'agit là fort probablement d'un second effet induit par optimisation de la section de filtrage des enceintes.

Sur les instruments assez difficile comme le piano qui génère souvent sur les enregistrements de près une certaine frustration due à la compression dynamique en 44.1KHz, le gain en matière et en réalité est perceptible, toujours sans agressivité. On peut alors en déduire notamment que le potentiel de cette enceinte ProAc est sous évalué et positivement influencée par l'adjonction de ces accessoires.

Quelques écoutes de disques en détail :

Sur Radiance, Partie 2 de Keith Jarrett par exemple, l'amélioration portée semble libérer plus d'informations et la musique semble plus réelle, les accents vocaux portés par le pianiste ne viennent pas brouiller le message musical mais s'y superpose si bien qu'on peut suivre plus facilement son état d'esprit et fusionner musicalement. De même, sur les études de Chopin par Nikita Magaloff la scène pianistique prend une dimension aérienne, on sent que les enceintes suivent à un rythme nouveau.

Sur Totem Pole de Lee Morgan (album the Sidewinder), tous les instruments gagnent légèrement en lisibilité, le timbre de la trompette est naturel, sans projection, chaque instrument est bien en place. On saisit le typage de prise de son jazz où l'accentuation de certaines fréquences amène l'ambiance et casse le côté monitor/mixage qui peut donner une certaine impression d'artificiel.

Sur Marche miniature viennoise de Fritz Kreisler interprétée par la tribu Capuçon, les timbres sont réellement très naturels et la scène sonore s'étale avec majesté sur une étendue insoupçonnée à la portée de ce type d'enceinte.

Sur Chris Rea, On the Beach, la séparation des plan est d'une netteté idéale, ni trop découpé, ni masquée, le mouvement de vagues à l'arrière plan est palpable, on imagine la batterie posée sur la plage juste devant la houle, Chris Rea au premier plan un bon mètre devant sur la droite, son bassiste à gauche en retrait. Tout ceci est trop crédible par rapport à l'écoute habituelle pour ne pas être remarqué explicitement.

Sur Scott Ross, sur la première suite de Jean-Henry d'Anglebert, le clavecin s'étale avec majesté dans l'espace avec réalisme sans projection. Les nuances de cet instrument à corde sont subtiles et difficile à saisir sur un matériel faisant preuve de peu de précision analytique. Ici, le jeu apparait naturel et profond, les résonances ne viennent jamais voiler le message musical, on saisit la frappe des touches avec aisance, c'est fort bien à nouveau.

Sur Katie Melua album Collection, 9 million bicycles, la mise en place a gagné près de 1m en retrait et l'impression physiologique assez marqué de la prise de son semble être considérablement atténuée, sans doute du fait du raffermissement plus crédible indéniable du bas du spectre. La scène sonore est ici très étendue, le son est holographique sans excès, sans gonflement, comme voulu par le preneur de son. Le comportement au niveau de la précision de l'enceinte est à nouveau surprenant. Le spectre grave prend également une dimension nouvelle avec un affermissement supplémentaire et une tenue exemplaire.

L'excellent concerto pour violoncelle numéro 1 de CPE interprété par Hidemi Suzuki qui à l'habitude met en valeur la coloration excessive des électroniques sur les cordes et les bois apparait ici d'une neutralité fort agréable sans cette pointe acide que l'on peut en général déceler sur nombre d'enceintes sur le haut du spectre. La profondeur de scène est de plus palpable et à nouveau fort étendue.

Après un temps d'usage :

Dans un second temps en observant de plus près, plus de détails subtils sont audibles sans être poussés au premier plan comme à l'image de certains appareils analytiques. Tout ceci est fort subtil, l'amélioration portée sur le filtrage n'est pas en elle même spectaculaire mais amène foultitude de choses en plus qui crédibilise la reproduction. Naturellement, on imagine que le résultat final peut varier en fonction du soin apporté au filtrage de l'enceinte et du câblage interne utilisé, cependant, vu le procédé il est difficile d'imaginer qu'aucune amélioration ne soit perceptible.



La scène sonore s'assagit, en fait toute trace d'agressivité disparait même face à des électroniques dites au timbres un peu métalliques par moment et présente une étonnante restitution au caractère plutôt aux accents analogiques. La compression dynamique face à cette situation est d'autant plus palpable où les forte pouvaient être ressentis comme exagérés sont présentés de façon maîtrisés et finalement assez réalistes. On monte le volume même dans un faible volume de salle avec plaisir ...


Si l'ensemble s'affine par pallier, la grande majorité de l'effet se trouve présent dès les premières heures d'écoutes. Le ratio suggéré par Mr Césari de 70% d'effet immédiat me semble convenir, je dirai même 80%, car il correspond en quelque sorte à une certaine forme de libération du filtre de l'enceinte et des haut-parleurs.


En conclusion je pense que l'adjonction de ces petits accessoires au regard du prix d'une enceinte audiophile de qualité reste un investissement relativement faible. L'apport est indéniable à mon oreille, aussi je recommande fortement leur utilisation sur les modèles d'enceintes déjà performantes qui en général sont associées à du matériel capable d'exprimer la musique avec grand naturel. Je reste cependant réservé sur l'intérêt d'adjoindre de tels composants à des petites enceintes ou du matériel d'entrée de gamme.


J'aurai également volontiers testé l'adjonction du rendistor sur les étages de filtrage de l'alimentation des amplificateurs, mais je n'ai plus de RendistoR sous la main.

lundi 19 juillet 2010

Pertes de données

La partie du site Web ayant été perdu, veuillez excuser par avance les liens qui pourraient ne plus fonctionner, je vais veiller à faire des sauvegardes.

Merci de votre compréhension !

dimanche 27 juin 2010

Mesure et acoustique - partie 2

Après la théorie, vient la pratique.

quels outils utiliser ?

en premier lieu il faut un micro. Les micros servant à faire des relevés de fréquences sont spécifiques par rapport aux micros de prise de son traditionnels dans la mesure où ils sont supposés être linéaire de 20Hz à 20KHz. Les micro traditionnels sont souvent plus restreints en bande passante, mais bien plus précis et souvent dotés de leur propre coloration du son et du timbre. Chaque type de micro est utilisé selon sa nature et sa coloration soit pour certains instruments de musique, prise de son de la voix, interview ou d'ambiance, etc...

Le micro de mesure est placé au niveau de la zone d'écoute, idéalement à hauteur d'oreille et orienté à l'aide d'un pied en direction du tweeter de l'enceinte à mesurer. En théorie chaque enceinte doit être mesurée séparément, mais il est également plus simplement possible de faire une mesure globale qui tiendra compte de l'ensemble des éléments et de leur réaction mutuelle. Dans ce dernier cas, il faut laisser le micro droit, pointant à égale distance entre les 2 enceintes.

En second lieu il faut un pied. Le pied pour micro est indispensable car il apporte outre la stabilité dans la prise de mesure, la possibilité d'ajuster très finement la position et plus précisément la hauteur de placement du micro. Le micro doit pouvoir se substituer à la hauteur de mesure où sont placées les oreilles humaines.

Ensuite il faut disposer d'un préamplificateur pour micro professionnel ou d'une carte son disposant d'une alimentation à cet effet. La connexion et l'alimentation des micros professionnels ou de mesure se fait à l'aide d'une connexion XLR sous 48V.

En dernier lieu, un ordinateur est nécessaire pour effectuer le relevé et interpréter les courbes. Ce même ordinateur pourra par exemple servir à diffuser un morceau de musique et à l'égaliser pour compenser les défauts acoustiques de la pièce en fonction des relevés.

Donc en résumé :

- un pied pour micro
- un micro de mesure
- un câble XLR assez long pour connecteur le micro au préamplificateur
- un ordinateur muni d'une carte son pour brancher le préamplificateur et diffuser les tonalités de tests
- un logiciel de mesure
- foobar et ses composants VST
- un module VST d'égalisation 31 bandes avec voies gauche et droite séparées

La préparation du système de mesure et de reproduction est décrite sur :

http://sites.google.com/site/musiqaudiophilefr/mesures-et-egalisation

A suivre ...

jeudi 24 juin 2010

Quelques nouveaux échantillons HD à télécharger

Le site de Computeraudiophile.com propose ces jours ci un article contenant deux échantillons issus de la production de Reference Recording en haute résolution 24/176.4KHz.

Ces morceaux sont conçus à base de fichiers haute résolution au format HRx de Reference Recording. Le format de stockage HRx est une copie exacte analogique vers numérique de très haute qualité qui utilise les mécanismes et équipements de l'industrie les plus performants. Les fichiers d'exemples produits sont donc naturellement produit sans upsampling...

Si vous disposez d'un DAC capable de reproduire la musique haute résolution, je vous invite à les télécharger.

Vous trouverez respectivement :



HR-116
Dick Hyman
Thinking About Bix

et





HR-99
Reveries
Minnesota Orchestra
Eiji Oue, conductor

Tous les morceaux de musique de l'article sur ComputerAudiophile.com sont Copyright 1996, 2009 Reference Recordings.Tous droits réservés ... etc !

samedi 5 juin 2010

Comparer la musique au format CD et HD

Je vous propose de nous livrer à un exercice simple qui consiste à comparer à l'aveugle ou non les trois échantillons suivants de 30 secondes de musique : ici


il s'agit naturellement du même morceau extrait au format CD et HD, puis compressé au format MP3 320.

Afin de conserver un maximum de compatibilité avec tous les lecteurs, les fichiers sont gardés au format WAV pour les formats non compressés.

Mes propres commentaires : 

MP3 320 : scène sonore plate et sans relief, pas de micro-détails réalites
WAV 16/44 : ambiance plus complète autour de la voix, surtout dans le bas du spectre plus réaliste
WAV 24/44 : ambiance et voix encore plus réaliste, beaucoup plus de micro-détails

Apportez vos propres commentaires !

Edition du 12 Juin 2010 :

Voici un nouveau jeu d'essai où même la différence s'entend à l'aide d'écouteurs d'iPhone connectés sur la sortie jack de mon PC portable... donc j'imagine que le test ABX sera également simple sur la chaine hifi.

Techniquement, l'extraction est faite à l'aide de dbPowerAmp, 30 secondes à partir de la quinzième seconde. La compression au format MP3 est faite à l'aide du codec LAME à bit constant. La réduction de 24/176.4 à 16/44.1 est faite par le DSP de dbPowerAmp.

Il s'agit de la piste 3 Hopak from Mazeppa de Pyotr Il'yich Tchaikovsky extraite d'une compilation de danses exotiques pour l'Opéra et joué par l'orchestre du Minesota dont vous pouvez acheter en ligne le CD chez Amazon par exemple :


MP3 320 (MP3 1,5Mo) : On sent la compression surtout sur les forte
Format CD (WAV 5,5Mo): Le tout est équilibré mais manque de relief et de dynamique
Format master (FLAC 16Mo) : Fantastique et sans failles !

lundi 24 mai 2010

Composants utiles pour foobar 2000

S'il est boîte à outil plus complète à l'heure actuelle, je ne pense pas la connaitre. Autant la préversion souffrait de multiples problèmes de stabilité selon les plates-formes, autant cette dernière mouture se révèle plus véloce, performante et stable.


J'ai donc décidé d'y consacrer un article complémentaire afin de compléter l'approche audiophile par quelques liens utiles vers des composants essentiels tiers et intégrés :

 

En premier lieu, pour une meilleure intégration à Windows Seven que je conseille indiscutablement comme source de lecture audiophile en raison de son architecture audio optimisée, il existe un composant permettant d'intégrer la lecture dans l'explorateur et d'avoir accès aux fonctions essentielles lorsque le lecteur est réduit.


Ensuite, toujours du même éditeur, le composant permettant de gérer foobar à distance via la télécommande Remote intégrée au iPod Touch, à l'iPhone et à l'iPad (disponible en France à partir du 28 Mai 2010). Ce composant souffre toujours de petits bugs (R0.1.2.1 de Fev 2010), notamment à l'ajout de pistes pendant son exécution, il convient de fermer Remote (et quelquefois foobar) et de le relancer car la liste distribuée n'est plus cohérente.


Pour assurer une compatibilité de l'ensemble de sa bibliothèque à la fois avec le monde Apple (ALAC/AIFF) et le monde libre (FLAC), je conseille l'utilisation du composant permettant la lecture des formats Apple. Notez l'excellente compatibilité de ce composant qui est maintenant capable de lire les morceaux encodés en haute définition 24 bits.


Lorsque vous avez converti un fichier au format HDCD et qu'il n'a pas été directement mis sur 20 bits par votre logiciel de compression (par exemple dbPoweramp), vous pouvez tout de même profiter des informations complémentaire HDCD à l'aide de ce composant.


Indispensable dans le cadre d'une utilisation avec par exemple une clé USB Hiface, le composant offrant la possibilité équivalent à WaveRT intégré de Windows 7 est disponible sous le nom de Kernel Streaming.


Également indispensable sur Windows 7 ou Vista, le composant permettant d'utiliser l'interface WASAPI pour la lecture de la musique.

Pages des composants validés et officialisés avec foobar : composants
Page de téléchargement de foobar : téléchargement dernière version version
Page principale de Wintense : http://wintense.com/

dimanche 23 mai 2010

Câble de modulation YBA Diamond

YBA, société française d'origine récemment rachetée par Shanling, sur son haut de gamme, jouit d'une bonne réputation de produits audiophiles. L'ensemble de ses infrastructures et créations ont été déménagées, mais il subsiste quelques perles issues de la recherche et développement menées par Yves Bernard André du temps où il contrôlait la société. On trouve entre autre les câbles de sa conception. Le Diamond s'affiche clairement comme le haut de gamme chez YBA. On trouve également toujours à l'heure actuelle également le modèle Glass, moins abouti.

Le câble de modulation est réalisé dans la même sorte de câble utilisé à la fois pour les enceintes et également pour les câbles d'alimentation. Il est à noter que ces derniers ne sont plus commercialisés car ils ne répondent pas aux normes de sécurité CE imposées notamment par la présence d'un câblage de terre.

Il existe plusieurs séries de ce câble avec des connecteurs RCA différents, ceux que j'ai testé sont de la première série de facture, j'imagine que la différence avec les connecteurs plus récent est modeste pour ne pas dire inexistante.
Le câble est, tout comme pour le câble HP constitué de 12 fils en cuivre désoxygéné mono-brins organisés en torsades 3 par 3, puis isolés et blindés avant d'être torsadés 2 par 2. Le blindage contre les interférences extérieures est réalisé à l'aide d'une tresse en cuivre. Une gaine beige en diélectrique recouvre l'ensemble somme toute assez rigide. Chaque tresse utilise une géométrie relativement classique connue pour limiter les interférences entre les conducteurs utilisés. Chaque conducteur est en cuivre mono brin, rigide et couvert d'une gaine FEP rigide également. Ils semblent être chacun d'un diamètre de 0,6mm².

Les données affichées constructeur montrent une résistance de 0,01 Ohm/m et une capacité de 250 pF/m. Ces éléments ne sont pas particulièrement bon dans l'absolu par rapport à d'autres produits, mais prouvent au regard de la musicalité affichée que les mesures ne veulent à priori pas dire grand chose ...


La spécificité annoncée par le constructeur au regard des câbles est qu'ils sont étudiés pour fonctionner à longueurs fixes multiples de 1,23m. D'après YBA, cette longueur est optimale pour obtenir le meilleur résultat de reproduction. Les longueurs multiples de 1,23m peuvent être panachées selon la distance des enceintes à volonté. D'autre part le sens d'utilisation (Source -> Ampli intégré/préampli) est explicitement indiqué sur le diélectrique parune flèche (====>) et devra être respecté pour une meilleure performance.


Les prises RCA sont de bonne taille et s'emboitent bien sur les embases femelle du côté des électroniques. Elles sont aux dires du constructeur de très faible capacitance et résistance. Elles utilisent du cuivre désoxygéné pour conduire le signal et le téflon comme isolant. Un placage or termine de protéger la connexion de l'oxydation de surface. La conception de la prise RCA est dite mono corps afin d'assurer un contact direct et de meilleur qualité entre les conducteurs et la prise.   


L'écoute

Au premier abord, je suis surpris de la même sensation observée lors du test des câbles pour enceinte du même modèle. Ce câble a décidément une signature sonore fort reconnaissable à la première note ! La restitution apparait d'une parfaite finesse, focalisant l'attention sur des timbres emprunts de véracité. Le ton est juste, résolument neutre sans aucune mise en avant perceptible d'aucune sorte.
Le son délivré est pour ainsi dire excellent, difficile objectivement d'y trouver à redire, si ce n'est que cet excès de transparence pourrait bien mettre en exergue les défauts inhérents à de nombreuses électroniques peu conçues pour restituer la musique sans chaleur.

L'image stéréo est excellente, elle est équilibrée, les instruments sont parfaitement dissociés et, encore une fois, sans aucune projection. L'image se forme assez en retrait chassant l'impression de proximité excessive qui peut de temps à autre arriver sur d'autres câbleries.La largeur et la profondeur de restitution sont également généreuses et parfaitement convaincantes, les instruments à l'arrière plan sont fournis en détail et aération au même titre que ceux au premier plan.

Les timbres sont ultra réalistes sur les cuivres et instruments à vent, ici on ne parle plus de coloration mais d'un effort à semble-t-il laisser les timbres naturels s'exprimer sans aucune fioriture supplémentaire. On est ainsi dans la pure ligne des produits analytiques tel qu'ils peuvent être en vogue en ce début de vingt et unième siècle.

La reproduction des voix est plutôt neutre, ne mettant pas en avant une extrême rapidité comme sur les câbles Nordost par exemple, l'écoute s'assouplit, mais peut par moment manquer de l'extrême dynamique sur les forte que certain recherchent sur des électroniques de consommation courante. Là encore, c'est une question de goût et non un défaut de conception ou de quoi que ce soit d'autre, l'approche est à l'écoute naturelle, analytique et "posée". Personnellement je préfère réellement cette restitution racée à l'excès de rentre dedans qui au final est plus démonstrative que réaliste.

Les grandes formations sont très bien reproduites avec excellente lisibilité des jeux de masse. La reproduction est riche en détail, foisonne de micro-détails, les forte sont réalistes et la dynamique parfaitement satisfaisante. L'écoute à la longue ne s'est pas révélé particulièrement fatigante mais plutôt agréable, encore une fois l'impression qui s'en dégage est "naturel" et "retenue".Il semble que si quelque chose soit à incriminer à ce niveau c'est clairement l'électronique, l'alimentation ou les enceintes.
edition du 24/05/2010: il est à noter que l'aspect de retenue est à mettre au compte de l'alimentation car au final un nouveau test à l'aide d'une source mieux alimentée montre un épanouissement proche de la "perfection".


Au final, le câble de modulation Diamond est un câble au caractère non dominant. Les électroniques ont libre cours à leur expression. Il me semble qu'il s'associera plus volontiers avec des électroniques à tendance analytique, mais pourra également modérer par sa retenue toute relative, l'excès de fausse dynamique ou les notes de coloration de lecteurs marqués britaniques ou écossais.

Site du constructeur : Le site
Lien vers la description produit : Fiche produit
Où acheter en France :pour le moment la distribution est suspendue jusqu'à reprise par Shanling

mercredi 12 mai 2010

Câble HP Nordost Flat 2

Introduction

La société Nordost est une société américaine qui fabrique depuis la fin des années 90 des câbles pour l'industrie audio high end. Nordost bénéficie d'une excellente expérience dans le domaine, car il fabriquait et usinait déjà toute une gamme de produits pour l'industrie aérospatiale,militaire et l'industrie pharmaceutique.

Le Flat 2 :


Le câble pour Haut Parleurs proposé par Nordost est dans le même esprit que le reste des constructions de la marque, vous pouvez notamment retrouver mon article sur le modèle de la gamme du dessus Flat4 sur le blog ici. Membre de la série Flat Line la déclinaison Flat 2 propose une restitution également très naturelle à réserver à des équipements moyen de gamme.

Le Flat Line 2 se présente sous la forme de 2 conducteurs plats en cuivre désoxygénés. Les connecteurs sont constitués par des prises RCA Shotgun qui terminent le câble des deux côtés. Sur les modèles testés en câble nu, les prises n'étaient pas présentes :



Comme pour beaucoup d'autres câbles, le sens du câble (Source vers Préamplificateur) est indiqué par le constructeur. Il conviendra de respecter ce sens, sans pour autant que l'inversion ait à chaque coup un impact sur la restitution.

La gaine est constituée de plastique isolant à base de téflon (PTFE) dont l'ensemble est précisément calculé pour limiter interférences et l'effet de peau.

Nordost argumente souvent sur la vitesse de transmission de leur câble (90% de la vitesse de la lumière) proche de celle de la lumière, sans que cela ait je pense une incidence directe sur la performance du câble, mais renseigne sur son habilité à porter les variations de modulation avec célérité.

La capacitance est de 7pF/pied très faible, tout comme son inductance de 0.17µH/pied. Ces valeurs sont à mettre au regard des valeurs du Red Dawn et le Flat 4 qui affiche à une décimale près les mêmes caractéristiques globales.

Un des aspects notoires que j'aime à rappeler sur les câbles fabriqués par Nordost est leur grande habilité à transporter l'information avec transparence et à transcrire les messages avec rapidité. Les forte sont souvent reproduits avec majesté, les détail sont fins et réalistes toujours avec une parfaite lisibilité des chant et contre chants. Contrairement à ce que l'on pourrait penser de la section faible de ce type de câble, les extrémités du spectre sont parfaitement lisibles et généreuses de micro-informations.

A l'écoute on retrouve la même capacité à gérer le naturel avec une justesse excellente du medium et un délié agréable sur le haut du spectre. Le bas du spectre est ample, bien que moins détaillé que sur le Flat4. Les détails restent présent et le son peut être augmenté à souhait sans fatigue auditive que l'on peut constater sur certaines créations plus expressives. Notons que le médium est très légèrement extraverti et pourrait ne pas plaire sur certaines électroniques claires ou aux timbres aseptisées. Les grands ensembles sont bien traduits avec une relative précision et des micro-détails suffisamment réalistes pour permettent une reproduction réalite des instruments en fonction de leur position. Le timbre des cordes est naturel, quoique légèrement acide par moment. La même remarque peut être faite sur les cuivres qui sont toutefois comme sur le Flat4 sans exagérations.
Enfin, il faudra apporter un soin tout particulier au couplage lecteur et câble de modulation sous peine de voir certains défauts physiologiques ou crispations mis en évidence ...
La scène sonore est respectable, sans être des plus étendues possible. Mais tout est question de concession, d'autres marques font mieux dans ce domaine, mais probablement alors moins bien dans la véracité et la rapidité pour le même prix.

Le Nordost Flat2 est un câble que je conseille pour l'utilisation de systèmes un peu gras ou pataud, manquant de dynamique. Le Flat4 s'inscrit naturellement dans la continuité du Flat2 pour obtenir un résultat somme toute nettement supérieur en terme de matière et de naturel.

Le site du contructeur : Le Site
La fiche produit : Fiche produit Flat 2

mardi 11 mai 2010

M2Tech Hiface, les dessous d'une petite interface intelligente

Edition du 25 Mai 2010 : Ajout d'historique et d'éléments techniques supplémentaires.

L'interface audio HiFace est un produit audiophile conçu par la société M2TECH. Basé sur une idée de Pierre Bolduc rédacteur d'une revue audiophile suite à une conversation avec Marco Manunta, cette interface audio a été conçue dans le but primaire d'apporter plus de fluidité au message musical.

De taille relativement modeste sous forme d'une grande clé USB, le produit est vu et détecté par les ordinateurs sur lesquels il sera branché comme une carte son.


Acceptant des signaux audio de résolution de 16 bits allant jusqu'à 24 bits et 192KHz (44.1kHz, 48kHz, 88.2kHz, 96kHz, 176.4khZ, 192kHz ), il joue le rôle de convertisseur numérique vers S/PDIF en transformant le flux numérique issu du PCvia le port USB au format S/PDIF. le HiFace se substitue donc à tout lecteur (drive) afin d'alimenter un convertisseur numérique/analogique (DAC).

D'après M2Tech, le défaut des interfaces classiques de DACs couplés en USB est qu'ils utilisent l'horloge de l'ordinateur ou de la carte son (via un PLL - Phase-locked loop) comme référence de transfert à travers un mécanisme dit isochrone. Cette horloge est naturellement bruitée et n'est pas particulièrement optimisée pour le transfert audio, elle souffre en l'occurrence d'un grand niveau de gigue (jitter) responsable de la dégradation de qualité du flux audio. De plus les PLLs sont souvent seulement capable de générer des fréquences multiples d'entiers et par conséquent par exemple il est difficile d'obtenir à la fois pour 48KHz et 44.1KHz une référence commune. M2tech pour adresser ce problème, traite le flux de données de manière asynchrone et gère la stabilité du transfert non pas par PLL mais via deux oscillateurs à quartz très précis embarqués dans la clé. De ce fait le bruit de phase est également amélioré.

M2Tech a écarté la solution consistant à utiliser une connexion par fibre optique en argumentant sur le fait que le protocole Toslink limite la possibilité de contrôle du jitter pendant les phases de conversions optique/électrique et vice versa. Le convertisseur induit une instabilité supplémentaire de la transmission cadencée. Le jitter est par exemple également issu des chutes d'impédance au niveau de la connectique ainsi que des dérivations inhérentes au circuit de transmission lui même.

En dernier lieu, un étage de régulation de l'alimentation assure une stabilité du voltage en fonction de la température. Sur ce point M2tech annonce que les variations d'horloges très faibles de l'ordre de 2,5Hz par MHz contre 50Hz à 100Hz sur un lecteur CD courant. A 44.1KHz, la déviation d'horloge sera de 0,11Hz et de 0,48Hz à 192KHz. Sur un lecteur traditionnel ces chiffres sont de 2,2-4,4Hz à 44,1KHz et 9,6-19,2Hz à 192KHz.



Un pilote de périphérique propriétaire permet de coupler la clé USB au système (la page d'accès aux pilotes se trouve à la fin de l'article), ceci afin d'obtenir le maximum de transparence entre l'émission et la réception S/PDIF au travers l'interface USB.
Sur les ordinateurs sous Windows, plusieurs modes sont disponibles. L'interface est utilisable selon un niveau restitution croissant en qualité par : Direct Sound, WASAPI, Kernel Streaming. Il est à noter qu'une différence sensible à l'écoute est décelable entre les deux dernières interfaces dites "bit true" ou bit perfect (transmission sans pertes identique à la source). L'interface Direct Sound passant par le mélangeur de son (mixer) de Windows, un traitement y est systématiquement appliqué (double conversion entier/flottant et flottant/entier) et par conséquent le flux n'est pas garanti identique à celui émis à sa sortie.

Pour configurer le pilote avec foobar 2000 V1.0, sélectionnez le pilote comme suit :


Ensuite, sous Vista par exemple, rendez-vous dans le panneau de configuration Windows et sélectionnez l'option Son, dans l'onget Lecture, recherchez l'interface HiFace dans la liste, sélectionnez là puis cliquez sur le bouton Propriétés :


Ouvrez l'onglet Formats pris en charge et cochez tous les échantillonnages disponibles comme affiché ci-dessous. Cliquez ensuite sur OK plusieurs fois pour valider vos changements et fermez le panneau de configuration :


Il est également à noter que l'utilisation de ces pilotes consomme un peu de temps CPU, il faudra donc être attentif sur le modèle de PC ou Mac à utiliser. Les modèles ultra économiques à base de processeurs basse consommation risquent de ne pas convenir dans certains cas de figure à déterminer (musique à échantillonnage de plus de 48KHz).

Ecoutes :

Les essais réalisés se sont fait avec un équipement professionnel relativement neutre, transparent dont les mesures à l'étalonnage confirment la linéarité. Seule une légère atténuation est présente sur cet équipement dans l'extrême bas du spectre, mais qui n'a pu être réellement mise en évidence à l'écoute. une seconde écoute s'est faite à l'aide d'un DAC Naim et de son alimentation séparée XPS2.

Une comparaison entre la source HiFace, un lecteur Arcam CD72 utilisé en drive et un lecteur Atoll CD200 a été effectuée. Le second connu pour sa légère coloration du medium et sa sensation de "chair instrumentale", le dernier pour sa droiture et son excès de neutralité par moment, constituent une excellente base de repères. Notre test sera donc d'identifier la place du drive HiFace en comparaison de deux équipements connus pour leur musicalité audiophile aux philosophies opposées.

La première impression qui frappe est l'excellente résolution des informations transférées au convertisseur. On est en présence, une fois l'ordinateur source optimisé, d'une source d'une qualité excellente et l'on devine aisément après quelques heures d'écoute, que la limitation que l'on peut ressentir par moment vient pleinement du convertisseur numérique/analogique (DAC) qu'on lui a associé.

Quelques mesures effectuées avec un micro de mesure confirment l'extrême linéarité du dispositif en comparaison de l'interface USB à 24/192 intégrée du convertisseur utilisé. Si dans le bas du spectre, l'ensemble pourrait mériter d'être égalisé légèrement autour de 80-90Hz pour atteindre une meilleure linéarité, sur le reste du spectre, le résultat est extrêmement satisfaisant sans aucune intervention. Une écoute attentive permet de saisir le caractère neutre du dispositif, jouant tantôt avec brio les forte à la dynamique exacerbée, reprenant avec corps les coups de timbales ou, tour à tour, la douceur d'un romantique touché de piano et l'exubérance de l'archer sur les cordes d'un alto.

Le jeu de plages de test hautes définitions ont été téléchargés essentiellement sur Linn Record où l'on peut charger à la fois la version au format CD et HD.
L'écoute de plages HD à 24/96 ou 24/192 tout de go ne montrent pas une différence énorme à première écoute avec leurs petites soeurs à 16/44 bénéficiant d'un excellent niveau de prise de son et de mixage.

Seule une écoute attentive entre une version HD et 16/44 permet de mettre en évidence un équilibre général du mixage différent avec plus de détails discrets, un étagement des plans sonores sensiblement plus découpé et une scène sonore qui respire plus en largeur et en profondeur. Au final, on a le sentiment d'une restitution 16/44 légèrement plus projetée en avant sans pour autant offrir une réelle impression de compression.
On retrouve un peu les impressions relevées sur un SACD, la différence n'est donc pas si magistrale, proposant une restitution plus fouillée à l'image stéréo différente, je ne suis pas certain que sur un équipement moyen on puisse réellement en saisir toutes les subtilités.

Pour en revenir au HiFace, on distingue aisément la différence avec les lecteurs CD utilisés en source. On identifie aisément la coloration de la partie CD du lecteur Arcam offrant une musique moins désincarnée, plus présente et chaleureuse à la manière des électroniques britanniques que d'aucun qualifient par moment de caricaturale. L'interface USB du DAC une fois égalisée/linéarisée, offre à vrai dire à peu près le même style de restitution.
En comparaison, le lecteur Atoll offre un flux S/PDIF plus neutre mais qui peut paraitre désincarné et plus superficiel en matière de précision des plans sonores.
Le HiFace semble présenter une musique plus aérienne, déliée et neutre sans pour autant aspetiser les timbres ou offrir une restitution trop claire ou lissée. La lisibilité des chants et contre chants est absolument parfaite, il semble que le travail du convertisseur en aval permettra d'obtenir le style de restitution le plus plaisant à l'oreille de l'auditeur sans avoir à résoudre une difficile équation de compatibilité entre drive et convertisseurs tout deux très ou trop colorés.

Il est à noter que l'écoute égalisée de la source HiFace s'est révélée être moins qualitative au niveau des détails et de la justesse des timbres à contrario de l'interface USB du convertisseur qui elle s'en trouve littéralement transfigurée sans naturellement atteindre le niveau de restitution du HiFace en S/PDIF.

En complément une seconde session d'écoute à l'aide d'un DAC Naim et de son alimentation séparée XPS2 confirme l'excellence de la qualité de la source, où cet équipement d'une musicalité exceptionnelle arrive à faire transparaitre les moindres élans avec une fluidité et une rapidité exemplaire. C'est à ce niveau d'écoute que la différence saute réellement aux oreilles avec évidence, là où une écoute plus attentive doit être faite avec un Dac Naim seul ou même en comparaison avec un Atoll CD200. L'entrée USB  du DAC Naim s'est révélé moins performante proposant une musique plus tendue, retenue et quelque peu "distante". La scène sonore bien qu'ample et définie reste austère au niveau de la matière. A nouveau l'accès S/PDIF prouve sa performance par rapport à l'entrée USB qui pourtant accède à une simple clé et lit un fichier informatique...

Compatibilité:

Les tests que j'ai réalisé permettent de mettre en évidence la bonne compatibilité générale de l'interface M2Tech Hiface avec :
  • foobar 2000 V1.0 : en WASAPI la qualité de restitution est de quelques % moins bonne qu'en KS et par moment il y a des blanc de quelques millisecondes semble-t-il à imputer à une interruption du flux par un autre logiciel (à creuser car il s'agit d'un élément classique)
  • JRiver R14 : en WASAPI la qualité de restitution est à son maximum, j'ai l'impression que JRiver apporte une légère coloration et mise en avant du haut médium à la restitution par moment (pas sur tous les morceaux)
  • iTUNES 9.1 : flux passant par quicktime, sur Windows Vista pour profiter du WASAPI non disponible sur Seven 64 bits pour le moment. Le résultat est probant et se rapproche de celui de foobar V1.0. Difficile d'entendre une réelle différence avec les deux premiers lecteurs.
  • WMP 11 : en WASAPI la qualité de restitution est la moins bonne des trois sans pour autant être de nature rédhibitoire, pour une musique d'ambiance cela se révèle être largement suffisant
Quelques critiques : 
Vers Computeraudiophile.com
Vers 6moons.com

Les liens utiles : 
Le site du constructeur : http://www.m2tech.biz/products.html
Pour charger les derniers pilotes pour PC et Mac : http://www.m2tech.biz/download.html

dimanche 11 avril 2010

Lecture dématérialisée, le pilote de son est-il si transparent qu'il le prétend ?

En matière de lecture dématérialisée, il existe un grand nombre de lecteurs proposant la lecture dite sans perte des morceaux musicaux. Chaque lecteur indique (ou non) sa capacité à reproduire le morceau avec exactitude, extrayant les informations du flux musical en temps réel et le postant au pilote de son associé de l'ordinateur.

M'étant livré à une petite expérience simple ces derniers temps pour mettre en évidence que chaque lecteur possède sa propre signature sonore, persuadé de ce fait, je décide donc de vous livrer quelques réflexion sur l'interface livrée par Microsoft sur ses dernières générations de système d'exploitation. Il s'agit de l'interface WaveRT.

Microsoft dit:

L'interface WaveRT a donc été conçue pour combler les problèmes de latence induits par le mixeur de son et le mécanisme DirecSound des versions précédentes de système d'exploitation. WaveRT permet en principe de s'affranchir des pilotes tiers ASIO et utiliser directement la pile sonore WASAPI.

L'interface WaveRT va beaucoup plus loin en matière de tunnel audio en proposant au périphérique de lire ou capturer des données audio sans l'intervention du pilote logiciel, la consommation de CPU système est ainsi extrêmement réduite et la latence réduite au minimum. Le mécanisme d'échange s'effectue en règle générale par écriture rotative sur un buffer en mémoire partagé entre périphérique et système. On reconnait ici le mécanisme d'ailleurs choisi par Naim dans son système HDX pour réduire au minimum les problèmes liés à la latence.

L'ancien système WaveCyclic reposait sur une procédure programmée et donc faillible déclenchée à intervalle régulier pour lire ou écrire dans la zone partagée. Le système WavePCI également obsolète quant à lui nécessitait une surveillance continue du port. Ces mécanismes introduisent une latence produisant donc une gigue incontrôlable.

Par le passé, sur les systèmes Windows XP par exemple, l'utilisation de WaveCyclic/WavePCI s'est vue implémentée sous l'acronyme KS (Kernel Streaming). Ce mode même s'il donne accès à un échange, n'est absolument pas optimisé puisqu'il :
  • génère à chaque transition entre le passage du mode usager au mode système des requêtes d'entrées/sorties
  • bloque le système jusqu'à complétion de la requête avec tous les dangers inhérents
  • consomme plusieurs cycles CPU pour les copies de données de et vers les buffers d'échanges
La figure suivante issue des technotes Microsoft montre une opération de lecture à travers l'interface WaveRT. La latence observée (A+B) résulte de l'opération A d'écriture des données à lire et de l'opération B du temps que le périphérique audio met à les lire :
Il est de la responsabilité du pilote de déterminer le nombre de cycles à attendre avant d'écrire de nouvelles données sans étouffer le buffer FIFO du périphérique de reproduction. La latence est d'ailleurs un paramètre fourni par le pilote et des interruptions matérielles sont générées si le buffer FIFO vient à déborder pour permettre au pilote d'ajuster sa vitesse de dépose.

Pour dialoguer avec le pilote audio Windows Vista par exemple met à disposition 2 types d'objets. Les objets LFX (traitements locaux tels que l'égalisation) et les GFX (traitements matériels). L'utilisation de LFX introduit donc un traitement qui fait que le flux n'est plus "bit true", mais reste en théorie parfaitement maîtrisé en matière de temps de traitement.

Lorsque l'on prend ces informations en compte, au final il est de la responsabilité de l'application d'écrire le flux de données à un rythme qui convient pour que le pilote puisse à son tour les délivrer. On peut également supposer que si l'application maîtrise mal les temporisations elle peut générer potentiellement une perte de données ou un décalage temporel à la reproduction. Comme tout ce traitement est programmé, on peut naturellement douter de l'infaillibilité du mécanisme hormis dans le cas où le périphérique matériel est confortablement doté de pile FIFO et de registre pour son contrôle.

Je soupçonne ces éléments d'être à l'origine des différences audibles perçues d'une application à l'autre sur Windows Vista ou Seven.

samedi 3 avril 2010

Mesure et acoustique - partie 1

S'il est un élément essentiel en matière de son c'est l'acoustique. Le son est une onde qui se propage dans l'air régie par des lois précises.

Alors que faut-il en retenir ? Les ondes sonores se propagent dans l'air à 20°C à une vitesse autour de 340 mètres par seconde. Le front de l'onde est en règle générale le point de repère qui est utilisé pour représenter l'onde qui oscille en permanence selon un rythme dépendant de sa fréquence et des obstacles qu'elle rencontre. Naturellement l'onde ne se déplace pas physiquement mais fait vibrer les molécules d'air sur son passage qui se transmettent la pression acoustique de molécule à molécule, puis vibrent résiduellement sur leur position avant de reprendre un état stable. La pression acoustique varie donc en fonction du temps de propagation et de la distance parcourue.

Comme toute onde, lorsqu'elle rencontre un obstacle, une partie de l'onde est absorbée, une autre est réfléchie et/ou réfractée selon la nature de la matière. L'observation de ce phénomène est naturellement plus simple sur les ondes lumineuses, celles-ci étant visible, mais dans les grandes lignes le principe reste le même.

La musique est constituée d'un train d'ondes complexes formant mélodie et combinant harmonies et consonances. Il est fort difficile de "mesurer" une musique dans la mesure où relevant de l'art et non uniquement de la psychoacoustique. De ce fait les tentatives d'établissement d'acoustique musicale ont essayées de combler le trou existant entre art et physique mais avec fort peu de succès pour le moment.

Je vous propose la lecture du dictionnaire Wikipedia des termes utilisés en acoustique musicale afin que nous nous référions aux mêmes notions de la même manière. Ce dernier est relativement bien fait et suffisamment généraliste.

Afin de vérifier dans quelle mesure le local influence ou non la restitution de la musique à notre oreille je vais effectuer aujourd'hui pour vous quelques mesures et tenter de vous permettre de reproduire cette expérience facilement. Qu'en est-il des impératifs de linéarité de nos enceintes acoustiques ? Qu'en est-il réellement des bosses et creux observés sur fréquences unitaires ? Qu'en est-il de la modification apportée par égalisation sur un flux bit perfect ? Ce sont autant de questions auxquelles nous allons tenter de répondre simplement.

L'environnement de mesure se fera dans une salle d'écoute composée de murs porteurs pleins. La façade étant composée d'un vide isolant acoustique entre le mur extérieur et la pièce. La pièce est donc très bien isolée naturellement sans murs creux, le sol et plafond sont en dalle de béton. Le triangle d'écoute est équilatéral de 2,80m (écartement centre de la caisse d'enceinte et distance à l'écoute assise), la face des enceintes est éloignée de plus de 80cm du mur arrière et l'axe des haut-parleurs de 80cm environ.


Il apparait également important de prendre en compte l'ensemble de la chaine de reproduction et de la laisser en l'état pendant toute la durée des tests du fait que le changement d'un élément va changer à la fois les timbres et la réponse en fréquence potentielle de la chaine de reproduction cible.

Ainsi, lorsque l'on va changer de source, de câble d'alimentation ou même de câble de modulation, il sera sans doute nécessaire de refaire des mesures. Cette perspective n'est pas très engageante, mais essayons tout de même de nous y astreindre.

L'environnement de mesure étant présenté, dans un prochain article nous étudierons les éléments utilisés pour la mesure.

samedi 27 mars 2010

De l'influence du bruit sur la restitution numérique

La bruit est en théorie l'opposé du silence. Paradoxalement, lorsque l'on parle d'opérations d'échantillonnage et de conversion analogique/numérique, le bruit prend tout son sens et devient d'une aide non négligeable pour apporter plus d'efficacité aux algorithmes mathématique appliqués.

Dans le processus de reproduction sonore prenant en compte les données numériques d'un CD codé sur 16 bits et avec un échantillonnage de 44.1Khz, l'adjonction d'un léger bruit de fond apporte une plus grande efficacité. L'opération consistant à ajouter un bruit de fond est appelée "Dithering" du mot anglais Dither. Sans adjonction, les  signaux de faibles intensités sont écrêtés avec une plus grande approximation que les signaux de grande amplitude. L'adjonction de bruit permet d'augmenter la modulation des faibles signaux et tenter de les couper avec plus de finesse.
De plus, le bruit ajouté peut être réparti selon les parties du spectre avec une intensité différente pour une meilleure efficacité par exemple dans les hautes fréquences.

Le bruit de fond étant moins décelable et moins gênant que la distorsion, cette opération apporte un plus à la reproduction sonore.

Par exemple sur les schéma suivants :


La courbe A en entrée correspond à la courbe B en sortie sans Dithering et F avec Dithering
La courbe C montre la courbe d'erreur sans Dithering et G avec Dithering
La courbe D montre la puissance de sortie sans Dithering et H avec Dithering

Le mécanisme de dithering a repoussé la distorsion en dehors des zones audibles tout en apportant un surcroit de définition aux petits signaux.

Application aux lecteurs de CD:

Les lecteurs de CD traditionnels sont munis de composants intégrés qui réalisent sans aucun doute ces opérations sans qu'aucune intervention ne soit nécessaire. En plus des processus de sur échantillonnages permettant aux filtres complexes programmés de convertir une musique toujours plus fluide et naturelle, le mécanisme de Dithering est appliqué également dans certain cas de figure.

Sur les lecteurs informatique, cette fonction n'est pas toujours disponible et naturellement pas sur les convertisseurs intégrés des cartes son bas de gamme. Il est possible de réaliser l'opération de Dithering à la lecture de morceaux à l'aide de certains logiciels comme foobar ou les plugins VST tel que Sonoris Dither ou Ultimate Dithering.

Sur  foobar :

Sur foobar il est possible de programmer le Dither dans les paramètres de sortie du son :

Dès que la quantification de 16 bits est choisie, vous pouvez opter pour le Dithering. Ce dernier va consommer un peu plus de CPU que l'utilisation normale du logiciel, mais globablement vous devriez saisir une différence à la restitution avec une amélioration des micro-informations.

Bibliographie :
Dithering : Wikipedia
Le monde de la conversion D/A : article
Explication technique de Nika Aldrich de Cadenza Recording : article au format pdf
Reason France : le fil de discussion et les exemples pour aller plus loin

samedi 13 mars 2010

Câble HP YBA Diamond

YBA, société française d'origine récemment rachetée par Shanling, jouit d'une bonne réputation. L'ensemble de ses infrastructures et créations ont été déménagées, mais il subsiste quelques perles issues de la recherche et développement menées par Yves Bernard André du temps où il contrôlait la société. On trouve entre autre les câbles de sa conception. Le Diamond s'affiche clairement comme le haut de gamme chez YBA. On trouve également toujours à l'heure actuelle le modèle Glass, moins abouti et d'un rapport qualité prix discutable.

Le câble à l'allure est constitué d'une gaine de couleur gris clair relativement épaisse et rigide rappelant les gaines utilisées en électricité pour conducteur souple. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle est d'une couleur douteuse et pas très sympathique pour un environnement hifi, le noir aurait tout de même été le bienvenu. La gaine externe fait environ 10mm, fort probablement d'un plastique courant utilisé en isolation électrique. Un blindage par tresse de cuivre couvre 4 sections écrantées cuivre également de 3 conducteurs. C'est un bon point, car cela amène au câble une excellente immunité contre les interférences extérieures. Les conducteurs sont au nombre de 12, groupés et tressés par 3. Chaque tresse utilise une géométrie relativement classique connue pour limiter les interférences entre les conducteurs utilisés. Chaque conducteur est en cuivre mono brin, rigide et couvert d'une gaine FEP rigide également. Ils semblent être chacun d'un diamètre de 0,6mm².

Les données affichées constructeur montrent une résistance de 0,01 Ohm/m et une capacité de 250 pF/m. Ces éléments ne sont pas particulièrement bon dans l'absolu par rapport à d'autres produits, mais prouvent au regard de la musicalité affichée que les mesures ne veulent à priori pas dire grand chose ...


La spécificité annoncée par le constructeur au regard des câbles est qu'ils sont étudiés pour fonctionner à longueurs fixes multiples de 1,23m. D'après YBA, cette longueur est optimale pour obtenir le meilleur résultat de reproduction. Les longueurs multiples de 1,23m peuvent être panachées selon la distance des enceintes à volonté. A vrai dire si les propriétés sont optimales à ces multiples de longueur, il faudra tout de même essayer de ne pas allonger la distance asymétrique de manière trop importante pour éviter un décalage de quelques ms sur les son entre les enceintes.

Livré nu ou muni de banane, il est vivement conseillé de les visser directement sur les borniers d'enceintes si possible pour éviter les chutes d'impédance liées aux bananes ou fourches. D'ailleurs, à cet effet mes essais prouvent que la façon dont sont reliés les câbles fait varier considérablement le rendu final. Le rendu optimal s'est révélé présent en câblant les deux borniers et en évitant les straps sur les blocs de 2 conducteurs séparés.


L'écoute :


La première impression est saisissante, le mot qui vient à l'esprit est fidélité. La justesse des timbres est réellement confondante. La scène sonore apparaît ample sans pour autant être d'une extension extraordinaire en profondeur et placée à juste distance sans exagération ni déformation.
Le registre sonore est réellement confondant de naturel avec toujours ce sentiment de justesse dans le placement des instruments caractéristiques des câbles haut de gamme. Pourvu que les électroniques soient capable de grandes prestations, le Diamond les suivra avec brio sur ce terrain particulier. Sur cet aspect particulier le soucis du détail et de la justesse font ressortir la grosse majorité des défauts d'enregistrements et de défauts de mixage (positionnement et répartition stéréo). Ce qui est en général plus ou moins lissé ou inaudible est là d'une netteté confondante !
Les cuivres sont d'une extrême justesse au niveau du timbre, sans excès, l'image est très bien maitrisés et leur placement aisé à suivre. On notera peut être une légère dureté du haut médium par moment sur certains enregistrements. A cet égard le choix du câble de modulation se révèle donc délicat vu l'excellent niveau de restitution proposé par ces câbles.
Les cordes, le piano et plus généralement les instruments à percussion sont extrêmement bien reproduits avec toujours ce timbre naturel. D'aucun pourrait y voir un excès d'aseptisation par moment, mais en aucun cas de nature rédhibitoire.
Les voix sont bien placées, à nouveau c'est le naturel qui vient à l'esprit, sans coloration, avec une transparente justesse qui porte l'écoute au plaisir.
Les micro-informations sont fort détaillées sans projection ou détourage peu réaliste. Sur ce point une foule d'informations totalement inaudibles sur certains autre câbles de gamme inférieure apparaissent. La lisibilité des chants et contre chants se fait avec réelle aisance.
Le placement des instruments est ici plutôt précis et séduira sans aucun doute les amateurs de masses orchestrales où pour peu que l'on dispose d'excellentes enceintes, le rendu est réellement exceptionnel sur ce point.

Le rendement semble également au rendez-vous avec une puissance excellemment conservée depuis l'amplification vers des enceintes même réputées molles ou difficile à bouger. On notera enfin que la résolution est du meilleur ordre, le spectre est à priori très large d'un bout à l'autre repoussant les électroniques et enceintes dans leurs deniers retranchement.

En conclusion on peut dire qu'il s'agit ici d'une écoute fort naturelle qui séduira certainement les amateurs de musique classique transparente en restitution.Parfaitement en adéquation avec du matériel haut de gamme, il saura rendre justice aux électroniques et enceintes de qualité capable de beaucoup. Il convient toutefois de faire attention à l'utilisation de ce type de câble sur du matériel moyen de gamme sur lequel au final, des câbleries plus démonstratives rendront certainement mieux justice à la musique.

mardi 9 mars 2010

HDCD, format révolu ?

Il y a quelque temps j'écrivais un article sur dbPowerAmp et abordais le fait que ce dernier soit capable de décoder le format HDCD.

Le HDCD (High Definition Compatible Digital) est un format astucieux mis au point par les ingénieurs Keith Johnson and Pflash Pflaumer de la société Pacific Microsonics. Cette dernière à l'époque avait également produit plusieurs micro-circuits et convertisseurs numérique-analogique (DAC) basés sur ce principe.

Le principe du HDCD réside dans un ingénieux codage sur 20 bits des informations au lieu de 16 en conservant l'échantillonnage à 44.1KHz du CD traditionnel. La dynamique des enregistrements s'en trouve améliorée de 6db (codé sur 1 des bits supplémentaire), le gain et les signaux de bas niveau y gagnent également. L'ensemble des informations complémentaires sont insérées sous forme de codage dans le LSB  apparaissant comme un bruit pseudo-aléatoire occupant les bits les moins significatifs du message sonore à un moment donné. Comme le codage utilise un seul bit et qu'il est calculé pour un lissage avec les 15 restant (dither), il devient totalement inaudible pour un lecteur traditionnel.

Microsoft a racheté la société en Septembre 2000 et sa technologie en pour 65 M$, cela a de facto signé l'arrêt de mort du format pour l'industrie du disque concernée...

Article technique sur le HDCD (format PDF) : ici
Article en anglais sur l'enregistrement HDCD : ici

vendredi 5 mars 2010

Votre NAS pour la dématérialisation, partie 2

Dans la série des articles publiés sur la dématérialisation je vous ai proposé de préparer un NAS à partir d'un PC neuf et à faible consommation pour alimenter votre système iTunes ou foobar.

Ce second article traite de foobar. Nous allons nous attacher à montrer la navigabilité de l'accès local depuis foobar au NAS et depuis la télécommande à distance Remote d'Apple.

foobar offre la possibilité d'accéder à des bibliothèques partagées à distance. La version utilisée ici est 1.0.0.0 couplée à freenas 0.7 (4919). la pile de contrôle UPNP/DLNA de FreeNAS est assurée par le module FUPPES. foobar est quant à lui équipé d'un plugin permettant à la fois de partager ses données (serveur) et d'explorer une bibliothèque à distance (client)

Freenas dispose d'un service intégré de streaming de musique compatible avec tout système via le protocole DLNA. A travers le protocole UPNP, la bibliothèque du NAS est publiée sur le réseau, reconnue par foobar et son contenu affiché. La pile de protocole UPNP/DLNA est implémentée par le module complémentaire UPnP/DLNA Renderer, Server, Control Point 0.99.21

Déclaration de la bibliothèque partagée :

La configuration de FreeNas pour la publication des morceaux de musique est relativement simple :

Activez le service en précisant le répertoire où vous avez stocké les morceaux sur le NAS comme dans l'exemple ci dessous où un partage a été créé et monté sous le nom itunes. Les fichiers musicaux et la base de données doivent être dans un répertoire séparés.


Une fois les paramètres réglés, un passage sur l'interface d'administration de FUPES permet de vérifier que les morceaux sont bien publiés :



Le NAS est maintenant publié comme un partage réseau \\freenas\iTunes :


Sur ce partage, comme sur Fuppes 3 morceaux sont visibles, les morceaux identifiés sont uniquement les fichiers MP3 (ou FLAC), le format Apple n'est pas pris en charge par défaut :


Du côté de foobar la configuration est simple, dans le menu File, choisissez l'option Préférences. Cherchez la section UPNP :


Désactivez la partie Serveur en cliquant sur le bouton à droite des deux zones de texte :



Une fois cette opération réalisée, foobar affichera les morceaux de votre bibliothèque FreeNAS

Accès à la bibliothèque partagée : 


Dans le menu View, Sélectionnez UPnP Browser :


Une fenêtre apparait et permet de parcourir la liste des serveurs UPnP. Parmi ceux-ci le NAS est affiché :


Dans la zone principale de l'écran foobar, le contenu de la bibliothèque est affiché :


L'ensemble des fichiers du NAS sont visibles sous une liste de lecteur "Default" uniquement, ils n'apparaissent pas dans la liste générale :


Il n'est pas possible de faire des recherche à l'aide de la commande principale de recherche, les pistes n'apparaissent pas dans la liste. La navigabilité directe est donc très réduite. De même les pochettes ne sont pas affichées ...

Accès à distance : 

Un bon point, la bibliothèque partagée se configure aisément avec le module Remote d'Apple. Naturellement la liste de lecture correspondant au NAS porte le nom d'UpNP, ce n'est pas très convivial, mais efficace :


Lorsque l'on parcoure la liste de lecture, une surprise nous attend, les fichiers dont le format n'est pas pris en charge ne sont pas ignorés par défaut mais affichés sous forme de numéro d'index ...
Dans notre cas il s'agit des fichiers au format Apple M4A qui pourtant peuvent être lus du fait que le décodeur ALAC est bien installé sur foobar localement. Manifestement le module FUPPES ne permet pas de lire les tags Apple ...


Lisons maintenant un morceau :


La lecture démarre, le contrôle du morceau est bien effectif, mais la pochette n'est pas affichée ...

Pou vérifier s'il s'agit d'un défaut du plugin pour Remote de foobar ou non en affichant maintenant la bibliothèque interne du PC par Album et plus la liste de lecture UPNP, les albums sont bien affichés (même si leur affichage est lent) :


A l'écoute les pochettes sont bien affichées, j'en déduis qu'il s'agit d'une limitation fort peu sympathique du partage de fichier UPNP de freeNAS...


Diffusion multi-room:

Un couplage à Airfoil aurait été apprécié pour permettre une redirection du flux vers une borne Apple Airport Express.

En conclusion le partage de fichiers sur NAS à l'aide de foobar par UPNP se révèle extrêmement limitatif et n'apporte pas la convivialité souhaitée pour l'écoute de musique dématérialisée. Il vaut donc mieux s'en tenir à l'accès par partage réseau avec toutes les limitations de lenteur d'accès et d'incidence sur la reproduction potentielle que cela suppose.

mercredi 3 mars 2010

Votre NAS pour la dématérialisation, partie 1

Dans la série des articles publiés sur la dématérialisation je vous propose de préparer un NAS à partir d'un PC neuf et à faible consommation pour alimenter votre système iTunes ou foobar.

Nous allons étudier les modifications nécessaires à chaque logiciel pour voir les informations de la bibliothèque partagée par le service NAS et surtout nous attacher à voir la navigabilité, accessibilité et mode de contrôle pour l'écoute locale ou distante.

Ce premier article traite de iTunes, le prochain sera sur foobar.

iTunes offre la possibilité d'accéder à des bibliothèques iTunes à distance depuis plusieurs versions. La version utilisée ici est 9.0.3.15 couplé à freenas 0.7 (4919).

Freenas dispose d'un service intégré de streaming de musique compatible avec iTunes via le protocole DAAP. A travers le protocole mDNS utilisé par Bonjour, la bibliothèque du NAS est publiée sur le réseau, reconnue par iTunes et son contenu affiché via DAAP. La pile de protocole DAAP est implémentée par l'excellent module libre de droit FireFly.

Déclaration de la bibliothèque partagée :

La configuration de FreeNas pour la publication des morceaux de musique est relativement simple :

Cochez la case Zeroconf/Bonjour :


Puis activez le service en précisant le répertoire où vous avez stocké les morceaux sur le NAS comme dans l'exemple ci dessous où un partage a été créé et monté sous le nom itunes. Les fichiers musicaux et la base de données doivent être dans un répertoire séparé.


Une fois les paramètres réglés, un passage sur l'interface d'administration de firefly permet de vérifier que les morceaux sont bien publiés :


Le NAS est maintenant publié comme un partage réseau \\freenas\iTunes :


Sur ce partage, comme su FireFly Songs=5, il existe 5 morceaux identifiés comme le montre le contenu du partage ci-dessous où cohabitent fichiers MP3 et M4A :


Du côté de iTunes la configuration est simple, dans le menu Edition, choisissez l'option Cochez la case Rechercher les bibliothèques partagées puis validez à l'aide de la touche OK :


Une fois cette opération réalisée, iTunes affichera les morceaux de votre bibliothèque FreeNas à l'aide du nom que vous avez choisi au niveau du service iTunes/DAAP. Ici "Bibliothèque NAS"

Accès à la bibliothèque partagée : 

La bibliothèque est affichée dans la liste des éléments partagés :


Les éléments sont correctement listés mais ne présentent aucune illustrations, la navigation par list ou coverflow est grisée :


La recherche ne fonctionne pas non plus sur la bibliothèque partagée.

Bonus : Contrôle de iTunes à distance via Remote

L'accès à distance par Remote ne présente pas la bibliothèque partagée et il n'est donc pas possible de parcourir ni d'écouter les morceaux stockés à distance avec la télécommande.

La navigation est donc quasi impossible à distance, tout comme le contrôle ou l'écoute. Cette solution est à mon sens à proscrire et il vaut mieux compter sur dossier partagé à distance via SAMBA sur le NAS vu par l'ordinateur comme une bibliothèque "locale".

Naturellement cette dernière solution est peu engageante et ne va pas dans le sens d'une dématérialisation avancée. Pour permettre une réelle utilisation avec souplesse, il aurait fallu que le système iTunes supporte nativement la connexion sur le NAS et pas uniquement par artifice de serveur DAAP.

Nous verrons dans le prochain article ce qu'il en est de l'accès par foobar au service NAS.