lundi 16 décembre 2013

Quels critère retenir pour choisir ses câbles

A de maintes occasions les gens me demandent quels sont les critères qu’il faut retenir pour sélectionner ses câbles et quels sont mes conseils en la matière. Tout d’abord il faut savoir qu’il existe en matière d’audio toutes sortes de câbles et que chacun répond à un besoin spécifique.

Les câbles de modulation véhiculent les signaux analogiques et servent à relier les sources ou le convertisseur au préamplificateur ou l’amplificateur intégré. Ils influent considérablement sur la restitution et s’il est une paire qu’il faut soigner c’est clairement celle-là. Sans une bonne association, peu importe la source et le reste de la chaine, le résultat sera toujours imparfait. Même à l’ère du numérique, il faut par conséquent bien réfléchir à cette association. En fonction des systèmes, certaines marques se marient mieux que d’autres, il n’y a aucune vérité absolu, la réalité est qu’il faut essayer et encore essayer…

Les câbles de liaison aux enceintes sont également importants, car ils véhiculent les variations précises qui permettent aux haut-parleurs de se déplacer et de reproduire avec précision les signaux modulés. L’expérience prouve également que d’une marque à l’autre, avec telle ou telle association d’enceinte, le résultat peut varier considérablement.

Les câbles numériques ensuite, même s’ils semblent moins sensibles en termes de construction, sont au final aussi sélectif que les câbles analogiques.

Les câbles S/PDIF coaxiaux offrent par exemple un panel très différent de colorations et de scène sonore selon les marques et modèles.

Les câbles optiques sont quant à eux moins sensibles, les câbles en fibre de verre sont par exemple très uniforme d’une marque à l’autre et souvent au-dessus des versions en fibre plastique.

Les câbles USB offrent ensuite une reproduction différente d’un modèle et d’une marque à l’autre. Moins marquée qu’avec le câble de modulation, la différence avec un câble USB est tout de même présente.

Les câbles symétriques qu’ils soient analogiques ou numériques (AES/EBU) se connectent avec une connectique XLR et autant dire que leur construction s’entend. La différence est même plus importante qu’avec les câbles asymétriques qui se connectent en RCA (modulation ou S/PDIF). La liaison symétrique étant plus sélective, lorsque son alimentation est réellement symétrisée et indépendante de la section asymétrique, elle apporte un indéniable plus. L’aération est supérieure, donnant une impression de lecture de la scène sonore plus complète. Lorsque l’alimentation est commune et dérivée par multiplication du voltage par exemple, le résultat est souvent décevant et la liaison asymétrique plus crédible.

Mes conseils (cela n’engage naturellement que moi)


Alors quel critère faut-il retenir pour sélectionner ses câbles ? Tout d’abord vous l’avez compris, cela dépend de quel câble ! Pour les HP, je conseille souvent d’opter pour des marques qui dispensent une musique franche et plutôt rapide, notamment si les enceintes sont plutôt molles. Alors Nordost, Wireworld ou toute fabrication à base argent et/ou ruban sont probablement  une meilleure option. Si les enceintes sont claires et montantes, il faut au contraire rester sur quelque chose de plus chaleureux pour éviter la crispation à l’écoute, voir à sélectionner de préférence une marque britannique (QED, Atlas) ou éventuellement du Cardas dont la coloration adaptée à B&W fait par exemple bon ménage. Si l’on recherche la neutralité, ou tout du moins la clarté et que l’on s’accorde aux défauts naturels de ses enceintes, on pourra retenir les marques françaises artisanales qui excellent à ce niveau (Esprit, Hifi Câble). L’utilisation de câbles professionnels est également une option. Plus délicate car ces câbles sont avant tout prévu pour l’utilisation avec des enceintes amplifiées et dans un environnement qui n’a rien à voir avec l’alimentation présente dans votre salon.

Il existe naturellement nombre d’autres acteurs que j’aurais pu citer (Jorma, MPC, Kimber, Supra, etc.), cela ne les exclut naturellement pas d’un éventuel achat !

Parlons donc aujourd’hui en détail des câbles de modulation et S/PDIF, nous aborderons les câbles d’enceinte et USB un autre jour.

Du côté des câbles de modulation j’aime conseiller un achat raisonné. Certains câbles, même si dans l’absolu ne sont pas d’une neutralité exemplaire, sont de bons câbles. Ils colorent la musique de manière agréable et apportent une sorte de crédibilité à des appareils, qui à la base n’en sont clairement pas pourvu ! Sur les petits appareils, qui montrent une certaine dureté numérique, les câbles Atlas par exemple font un travail remarquable d’équilibre, tout comme les QED. C’est un peu la force de la couleur Britannique, que de rendre justice aux équipements de moyen de gamme. Ensuite, en grimpant un peu, tout en étant raisonnable sur le budget, les câbles Supra font un excellent travail également. Une fois cette échelle franchie, les conseils sont bien délicats, car la sélectivité des appareils ne permet que peu de généralités ….

Du côté des câbles numériques, la technologie liée au S/PDIF impose une bonne isolation aux interférences. Mon achat raisonné en la matière et mon conseil se portent sur le Kimber DV-75. D’une bonne fidélité, sa coloration est agréable à l’oreille et favorise la spatialisation de la scène. Il a l’avantage d’exister en finition BNC, lorsque les équipements en sont pourvus, il apportera une meilleure image qu’avec les connexions RCA.



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