samedi 13 mars 2010

Câble HP YBA Diamond

YBA, société française d'origine récemment rachetée par Shanling, jouit d'une bonne réputation. L'ensemble de ses infrastructures et créations ont été déménagées, mais il subsiste quelques perles issues de la recherche et développement menées par Yves Bernard André du temps où il contrôlait la société. On trouve entre autre les câbles de sa conception. Le Diamond s'affiche clairement comme le haut de gamme chez YBA. On trouve également toujours à l'heure actuelle le modèle Glass, moins abouti et d'un rapport qualité prix discutable.

Le câble à l'allure est constitué d'une gaine de couleur gris clair relativement épaisse et rigide rappelant les gaines utilisées en électricité pour conducteur souple. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle est d'une couleur douteuse et pas très sympathique pour un environnement hifi, le noir aurait tout de même été le bienvenu. La gaine externe fait environ 10mm, fort probablement d'un plastique courant utilisé en isolation électrique. Un blindage par tresse de cuivre couvre 4 sections écrantées cuivre également de 3 conducteurs. C'est un bon point, car cela amène au câble une excellente immunité contre les interférences extérieures. Les conducteurs sont au nombre de 12, groupés et tressés par 3. Chaque tresse utilise une géométrie relativement classique connue pour limiter les interférences entre les conducteurs utilisés. Chaque conducteur est en cuivre mono brin, rigide et couvert d'une gaine FEP rigide également. Ils semblent être chacun d'un diamètre de 0,6mm².

Les données affichées constructeur montrent une résistance de 0,01 Ohm/m et une capacité de 250 pF/m. Ces éléments ne sont pas particulièrement bon dans l'absolu par rapport à d'autres produits, mais prouvent au regard de la musicalité affichée que les mesures ne veulent à priori pas dire grand chose ...


La spécificité annoncée par le constructeur au regard des câbles est qu'ils sont étudiés pour fonctionner à longueurs fixes multiples de 1,23m. D'après YBA, cette longueur est optimale pour obtenir le meilleur résultat de reproduction. Les longueurs multiples de 1,23m peuvent être panachées selon la distance des enceintes à volonté. A vrai dire si les propriétés sont optimales à ces multiples de longueur, il faudra tout de même essayer de ne pas allonger la distance asymétrique de manière trop importante pour éviter un décalage de quelques ms sur les son entre les enceintes.

Livré nu ou muni de banane, il est vivement conseillé de les visser directement sur les borniers d'enceintes si possible pour éviter les chutes d'impédance liées aux bananes ou fourches. D'ailleurs, à cet effet mes essais prouvent que la façon dont sont reliés les câbles fait varier considérablement le rendu final. Le rendu optimal s'est révélé présent en câblant les deux borniers et en évitant les straps sur les blocs de 2 conducteurs séparés.


L'écoute :


La première impression est saisissante, le mot qui vient à l'esprit est fidélité. La justesse des timbres est réellement confondante. La scène sonore apparaît ample sans pour autant être d'une extension extraordinaire en profondeur et placée à juste distance sans exagération ni déformation.
Le registre sonore est réellement confondant de naturel avec toujours ce sentiment de justesse dans le placement des instruments caractéristiques des câbles haut de gamme. Pourvu que les électroniques soient capable de grandes prestations, le Diamond les suivra avec brio sur ce terrain particulier. Sur cet aspect particulier le soucis du détail et de la justesse font ressortir la grosse majorité des défauts d'enregistrements et de défauts de mixage (positionnement et répartition stéréo). Ce qui est en général plus ou moins lissé ou inaudible est là d'une netteté confondante !
Les cuivres sont d'une extrême justesse au niveau du timbre, sans excès, l'image est très bien maitrisés et leur placement aisé à suivre. On notera peut être une légère dureté du haut médium par moment sur certains enregistrements. A cet égard le choix du câble de modulation se révèle donc délicat vu l'excellent niveau de restitution proposé par ces câbles.
Les cordes, le piano et plus généralement les instruments à percussion sont extrêmement bien reproduits avec toujours ce timbre naturel. D'aucun pourrait y voir un excès d'aseptisation par moment, mais en aucun cas de nature rédhibitoire.
Les voix sont bien placées, à nouveau c'est le naturel qui vient à l'esprit, sans coloration, avec une transparente justesse qui porte l'écoute au plaisir.
Les micro-informations sont fort détaillées sans projection ou détourage peu réaliste. Sur ce point une foule d'informations totalement inaudibles sur certains autre câbles de gamme inférieure apparaissent. La lisibilité des chants et contre chants se fait avec réelle aisance.
Le placement des instruments est ici plutôt précis et séduira sans aucun doute les amateurs de masses orchestrales où pour peu que l'on dispose d'excellentes enceintes, le rendu est réellement exceptionnel sur ce point.

Le rendement semble également au rendez-vous avec une puissance excellemment conservée depuis l'amplification vers des enceintes même réputées molles ou difficile à bouger. On notera enfin que la résolution est du meilleur ordre, le spectre est à priori très large d'un bout à l'autre repoussant les électroniques et enceintes dans leurs deniers retranchement.

En conclusion on peut dire qu'il s'agit ici d'une écoute fort naturelle qui séduira certainement les amateurs de musique classique transparente en restitution.Parfaitement en adéquation avec du matériel haut de gamme, il saura rendre justice aux électroniques et enceintes de qualité capable de beaucoup. Il convient toutefois de faire attention à l'utilisation de ce type de câble sur du matériel moyen de gamme sur lequel au final, des câbleries plus démonstratives rendront certainement mieux justice à la musique.

1 commentaire:

  1. Je suis tout a fait d'accord !
    Le naturel et la transparence avant tout !

    violet

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